lundi 18 mai 2009

Chantons sous la pluie

Doo-dloo-doo-doo-doo
Doo-dloo-doo-doo-doo-doo
Doo-dloo-doo-doo-doo-doo
Doo-dloo-doo-doo-doo-doo...

I'm siiinging in the rain,
Just siiinging in the rain,
What a glorious feelin',
I'm happy again
(...)
I'm singin' and dancin' in the rain!

Voilà.
C'était un beau week-end du joli mois de Mai.
Le week-end où ma chorale se joignait à la chorale Orpheo de Niort pour donner à l'unisson deux concerts, l'un à la cholégiale de Saint-Marc-La-Lande et l'autre à l'Oratoire de La Rochelle.
Il aurait pu, il aurait dû faire beau sur la Charente-Maritime.
Je n'avais emmené ni laine polaire, ni parapluie et ma compagne de chambre avait un petit short en dentelle comme bas de pyjama.
Mais il faisait 10° et la pluie tombait, immuable.

L'abbaye de La-Celle-sur-Belle

Un bien bel endroit pour pique-niquer (par beau temps)

Heureusement, malgré la pluie glaciale, l'ambiance dans le car puis dans l'abbaye où nous étions logés était légère, chaleureuse et potache : plaisanteries incessantes et douteuses, chansons paillardes, démonstrations des divers talents de certains (rouler la langue, faire bouger les oreilles et les narines, siffler avec les doigts, grimacer atrocement etc.).
La moyenne d'âge avait beau être très respectable (je n'en dirai pas plus), je me serai crue de retour au temps béni des jolies colonies de vacances de Pierre Perret. C'est que cinquante retraités en vadrouille, ça fait du bruit!
Quant à l'accueil d'Orpheo, il était aussi enthousiaste que la météo était maussade et la fusion des deux choeurs s'est faite en douceur, dans la bonne humeur.
Bien sûr, nos deux concerts étaient pleins d'imperfections mais étant données les circonstances (nous rencontrions Orpheo pour la première fois le jour même du concert), la performance était tout à fait honorable.

Petite balade sur le port de La Rochelle

Le dimanche, épuisés par trop d'émotion, de longues répétitions et une courte nuit, plusieurs choristes, et pas des moindres, étaient en petite forme et le retour en car fut singulièrement plus calme que l'aller.
Et maintenant, rendez-vous à Orsay et Verrières les 6 et 7 Juin!

mardi 12 mai 2009

Ma petite Eponine

8h, à la table du petit-déjeuner.
Eponine : Est-ce que c'est vrai que les petites soeurs, ça devient de plus en plus embêtant en grandissant?
Moi, fronçant les sourcils : Quelle drôle d'idée! A vrai dire, ça dépend. Ca dépend surtout de la façon dont tu te comportes avec elle, de l'exemple que tu lui donnes, puisqu'elle veut tout faire comme toi.
Pas de réponse.
Je poursuis : Et puis, réfléchis bien, est-ce que tu es vraiment sûre de la trouver si embêtante, ta petite soeur? Bien sûr, il y a des jours où elle te casse les pieds à te copier et à te suivre partout mais d'autres fois, tu es bien contente de la trouver pour jouer aux Polly Pocket ou pour vous déguiser. Au fond, vous rigolez bien ensemble.

Tu sais, une petite soeur, ça a beaucoup de bon et puis aussi du moins bon. C'est comme avoir des enfants. Nous, on vous aime, Sido et toi. Et pourtant, depuis que vous êtes nées, on ne va presque plus au cinéma, on voyage beaucoup moins, c'est une contrainte. Mais la vérité, c'est que pas un instant, même quand vous êtes très pénibles, on ne regrette de vous avoir eu toutes les deux.


Eponine baisse la tête et se met à pleurer.
Moi : Eponine, mais pourquoi tu pleures??! On essaie juste de t'expliquer, c'était gentil ce que je te disais!
Eponine, sanglotant : Bin oui, justement, c'est pour ça que je pleure, c'est parce que c'était gentiiiil...

vendredi 8 mai 2009

La maison de Magalie

Cet après-midi, nous visitons la nouvelle maison de nos amis Magalie et Fred, qu'ils ont fait construire aux Granges-le-roi, près de Dourdan dans l'Essonne. Ils s'y installeront au mois de Juin, dès que le carrelage, les salles de bain et le ponçage de l'escalier seront finis.

La maison de Magalie est parfaite : coquette, spacieuse, avec salle de bain "en suite" dans la chambre des parents, et située dans un minuscule petit village entouré de champs de colza.
Oui, mais (il y a toujours un "mais") :
- il n'est pas prévu d'installer des lignes téléphoniques supplémentaires pour raccorder les nouvelles maisons - c'est cool, sans internet et privé de World of Warcraft, Fred se couchera plus tôt.
- Magalie vient d'apprendre que la mairie allait construire des logements sociaux juste à côté - ça valait le coup de venir s'installer à la campagne.
- la route juste devant chez eux sera peut-être très passante car le plan de circulation va être revu.
- les entrepreneurs ont volé des kilos de bonne terre de leur jardin.
Allez Mag, courage : je suis sûre qu'elle sera super, ta maison.

jeudi 7 mai 2009

RBVB









RBVB, soit Rouge Bleu Vert Blanc : c'est le titre de cette chorégraphie ultra-moderne de la compagnie La Baraka, mis en scène par Abou Lagraa au théâtre de Sceaux.
Dans un premier temps, une danseuse occupe seule la scène et laisse son corps être traversé d'émotions et de mouvements, comme un instrument de musique vivant.
Puis, trois danseurs de hip-hop, chacun dans un carré de couleur différente et chacun à leur tour, proposent un numéro à cheval entre les traditionnelles acrobaties du hip-hop et la danse contemporaine, alliant esthétisme, originalité et virtuosité.
Alors qu'on déguste un dessert au bar du théâtre, tous les artistes débarquent et Régis se fait le plaisir d'aller remercier Abou Lagraa, le jeune chorégraphe, qui lui répond avec un large sourire.

mercredi 6 mai 2009

La fille d'Harry Potter

Petite sorcière deviendra grande

Le temps béni de l'enfance

lundi 4 mai 2009

Les aventuriers de la glacière perdue

A la campagne
Y'a toujours un truc à voir
Des sangliers, des hérissons
Des vieux sur des tracteurs
A la campagne

Quand on est citadin
On demande aux paysans
Le temps qu'il fera demain

(
Bénabar, A la campagne)


Nous voilà donc à la campagne pour le week-end, à deux heures de Paris, dans une grande et belle maison en pierre (mais sans chauffage..) située au village des Foucards, non loin d'Auxerre dans l'Yonne.
C'est François - compagnon de Danielle, la tante de Régis - qui a gentiment accepté de nous accueillir dans sa maison de famille et Danielle a elle aussi fait le déplacement.
Arrivant sur place un vendredi 1er Mai, on se doutait que les magasins seraient fermés et on avait tout prévu pour ne manquer de rien jusqu'au lendemain.

Tout prévu, sauf que Régis oublierait la glacière contenant notre déjeuner et notre dîner sur le parking de l'immeuble à Massy.
Un exploit de plus à rajouter à l'actif de mon chéri, donc.
Bref, on a fini au restau (le midi) et devant une assiette de nouilles (le soir - fort heureusement, le voisin nous avait prêté du sel et du beurre).

Les filles, elles, étaient ravies de participer à la Fête du Train à Toucy, organisée par une association d'anciens de la SNCF, désireux de faire partager leur passion des vieilles locos.

Dany a fait tûûût tûûût
Chef de gare Eponine, au rapport

Le lendemain, direction : le chantier médiéval de Guédelon. C'est Michel Guyot, propriéaire du château de Saint-Fargeau, à quelques kilomètres de là, qui a eu l'idée originale et ambitieuse de construire sur 30 ans un vrai château fort, dans le style et avec les méthodes et outils du Moyen-Age. C'est à la fois un gigantesque chantier à ciel ouvert qui emploie 35 artisans salariés ou bénévoles, mais aussi un parcours pédagogique pour les scolaires, un laboratoire de recherche en plein air (qui vise à mieux connaître les techniques de construction de l'époque) et un grand parc qui accueille 250 000 visiteurs par an et qui abrite une forêt, une carrière de pierre, une forge, une vannerie, un atelier de teinture etc.

A la campagne
Y'a des lieux pleins d'histoire

Des châteaux tout cassés

Et des arbres centenaires


Eponine au pilori
Mais à qui appartient cette petite main?

Le pont-levis

Le château de Ratilly (réellement d'époque, celui-là)

Le samedi soir, dans la grande salle de jeu de la maison, je ratatine Régis au ping pong... avant de me rendre compte, très déçue, que la table est inclinée de son côté, ce qui m'avantage indéniablement.

Barbecue et balade à pied sont au programme de notre dimanche, ainsi qu'un petit tour dans le tracteur conduit par François, tous les quatre dans la remorque.
On a toutes les peines du monde à convaincre les filles de monter dans la voiture pour rentrer à Paris.

Le jardin du petit Musée d'art contemporain

vendredi 1 mai 2009

La vie en blog

Vivre ou blogger, il faut choisir.

Quand rien de particulier ne se passe dans notre vie, j'ai tout le temps de blogger mais manque un peu de matière.
A l'inverse, quand les péripéties se bousculent, j'ai beaucoup à raconter mais comme je suis débordée, je n'arrive pas à suivre le rythme.
Dernièrement, j'ai pris beaucoup de retard dans mes récits mais promis, je rattrape, je rattrape!

mardi 28 avril 2009

Bonjour tristesse

Depuis que j'ai rejoint la chorale de Massy il y a 18 mois, il y a eu deux naissances parmi les membres (la chef de choeur a eu un petit garçon et un couple de choristes une petite fille) et, lors d'une répétition, un infarctus (heureusement pris à temps).
Mais ce lundi, j'ai appris qu'un ténor, mari d'une de nos soprani, était subitement décédé.

Pour la chorale, ce décès n'était malheureusement pas le premier : un groupe de 80 personnes, créé il y a plus de 30 ans avec une majorité de retraités, a nécessairement son lot d"événements tragiques.
Mais pour moi, dans ce groupe-là, c'était la première fois.
Ce monsieur, je ne le connaissais pas bien mais je l'avais vu, souriant et plein de vie la semaine précédente.
Il avait toujours été là, assidu et puis ce triste lundi, il n'était plus là.
Et dans les rangs des sopranes, sa femme, trop abattue par la nouvelle, manquait aussi.

lundi 27 avril 2009

Lilie et Sidonie

Depuis sa naissance, Sidonie adore sa cousine Lilie, d'un an son aînée, et Lilie le lui rend bien.
Dans la bouche de Sidonie, Lilie, ce n'est pas seulement "Lilie", c'est "Ma Lilie". Tout un poème.
La complicité de ces deux chipies-là est une belle histoire qui se raconte en images.

Les deux cousines avec leur boîte à musique... identique, bien sûr

dimanche 26 avril 2009

Paris sera toujours Paris

Un samedi comme on devrait en avoir plus souvent : un samedi SANS ENFANTS!

Et la journée commence bien avec une "dégustation comparée de foie gras d'oie et de foie gras de canard" dans la très chic boutique Castaing du 17ème arrondissement (encore merci les coffrets Smartbox). Une heure de pur plaisir pour les papilles. Fatalement, on sort la carte bleue et on repart avec un foie gras et une bouteille de Jurançon...
Après un peu de lèche-vitrine, nous voilà installés dans notre ciné favori des Halles devant le dernier film de Tavernier, l'excellent "Dans la Brume électrique".
Un flic répondant au doux nom de Dave Robicheaux traîne sa langueur toute Lousianaise d'indices en scènes de crime afin d'élucider le meurtre d'une jeunette aux moeurs légères. Il est amené à croiser un mafioso obèse, des stars Hollywoodiennes avinées, des macs louches, quelques vieilles connaissances, un descendant d'esclaves devenu Bluesman, un Noir enchaîné et un Général confédéré mort il y a 150 ans. Il a des visions, transpire beaucoup, écoute de la musique cajun, arpente le bayou, fait passer des nuits blanches à sa femme et échappe à une tentative de meurtre avant, évidemment, de trouver le coupable (le flic, c'est Tommy Lee Jones, quand même). Et quand c'est Tavernier qui filme tout cela, c'est tout simplement magnifique.

Sur la route du retour, on passe devant l'Eglise du Val-de-Grâce, illuminée de tableaux du peintre Giotto projetés sur sa façade. On gare la voiture et on reste là, fascinés, à contempler les images mouvantes. Au bout de quelques minutes, d'autres voitures, intriguées, s'arrêtent aussi. Dans le silence de la nuit, les spectateurs, ravis de ce petit miracle, se sourient.

samedi 25 avril 2009

J'ai attrapé un coup de soleil...

Comme dit ma grand-mère, y'a plus de saison.

Normalement, Pâques en Bretagne, ça ressemble plutôt à ça :
En gros, des paysages verts et gris, beaucoup de vent et des gens en bottes et ciré jaune.

Parfois, quand on a de la chance, ça peut même ressembler à ça :

15° et du ciel bleu, pas trop de vent, des enfants en pull qui font des châteaux de sable et mettent les pieds dans l'eau.

Et puis une fois tous les dix ans, Pâques en Bretagne, ça ressemble à ça :
J'y vais, j'y vais pas? (On t'a reconnu, Régis)

Hé hé, j'arrose, j'arrose pas?

T'as vu le crabe, là?


Du soleil qui tape pour de bon (bin tiens, non, j'avais pas emmené la crème solaire), des gosses en maillot de bain qui se baignent quasi entièrement (et prétendent même que l'eau est bonne), des pic-nique sur la plage, des séances de bronzette et des balades à vélo.

Cette année donc, nous avons eu de la chance. Beaucoup de chance.

Et quand en plus, y'a les cousins, alors là, c'est l'EXTASE.

Mince, mon goûter est tombé dans le sable

T'as vu mon bobo, là?

Mon Matéo chééériii