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mardi 18 août 2009

Vacances à Lo Lann

Texte et photos à venir (prochainement... ou dans une autre vie, quand j'aurai le temps)

lundi 3 août 2009

Parce qu'on ne vous oublie pas

Mamie G., au mieux de sa forme
Dernière photo de Mamie Yvette, prise par Eponine

mardi 21 juillet 2009

Les vacances avec Pierre

Texte et photos à venir (prochainement)

dimanche 19 juillet 2009

Aah, le Lubeûron...

Texte et photos à venir

dimanche 28 juin 2009

A nos grand-mères


******
La Mort n'est rien


L
a mort n'est rien,
je suis seulement passé, dans la pièce à côté.
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours.
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné,
parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent,
ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez,
pensez à moi,
priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison
comme il l'a toujours été,
sans emphase d'aucune sorte,
sans une trace d'ombre.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.

Attribué à Charles Péguy, d'après un texte de Saint Augustin

jeudi 25 juin 2009

Régis pour sa grand-mère

Pour Mamie


Quand je suis né, ma mamie était une grand-mère toute neuve et peut-être inexpérimentée. Mais pour moi c’était comme si elle avait toujours été grand-mère, avec des règles de grand-mère et un savoir-faire de grand-mère. Je pensais que cela durerait toujours et je ne me suis plus posé la question. Mamie était là et faisait régner l’ordre sur ses terres.


Le territoire sur lequel elle gouvernait en maître absolue était Montreuil-Bellay où Maële et moi passions les mois de Juillet. J’ai longtemps imaginé que ce pouvoir de grand-mère reposait sur une sorte de noblesse. La révolution n’avait pas atteint un lieu aussi reculé, dominé par un château qu’il était même possible de visiter « gratuitement » en disant qu’on venait de la part de Mme Godchot. Il était donc tout à fait normal de se plier à la tradition, que ce soit pour l’entretien du jardin (grassement récompensé comme tous autres « marchandages » qui indignaient Colette et nous plaisaient donc d’autant plus), la chasse aux escargots après la pluie ou encore la pêche à la ligne dans les eaux du Thouet. Parfois Maële tentait une brève rébellion qui se réglait rapidement par une course poursuite dans les allées du jardin.


A Charenton, je me souviens des mardi soirs, où j’ai découvert les Tarzans et les Westerns avec les John respectivement Weissmuller et Wayne. Les mercredi matins au lit, Mamie recomptait mes vertèbres et mes côtes pour savoir si un crocodile ou un indien ne m’en avait pas volées pendant la nuit. Elle vérifiait aussi si je m’étais bien lavé le dos car sinon, une plaque noir finirait par apparaître, comme dans les histoires qu’elle me racontait - et si cela n’était pas arrivé cela arriverait peut être.


Car Mamie était championne pour raconter des histoires, des histoires de grand-mère pour faire manger, pour faire dormir, pour faire rire ou simplement pour raconter des histoires. Des histoires que je pensais sans fin. Alors ma mamie, je voulais me la garder pour toujours parce qu’elle avait toujours été là. Parce que malgré son âge, moi je ne la voyais pas vieillir. Bien sûr, elle marchait moins bien, respirait plus difficilement, répétait les mêmes anecdotes, mais elle restait la même avec ses piques et ses remerciement déguisés. Et je l’aimais.


Alors, je ne voulais pas qu’elle parte, même si elle nous disait qu’elle en avait assez vu et que 98 ans, c’était beaucoup trop long.

Elle est finalement partie. J’ai perdu un peu de moi, un peu de ma famille. Mamie espérait au contraire retrouver la sienne et c’est tout ce que je lui souhaite.

dimanche 14 juin 2009

(Re)naissances

Voilà, il y a 35 ans exactement, je naissais. A la maternité du 14ème, mais de justesse d'après ma mère : j'étais si pressée que ça a bien failli être dans la voiture.
Il y a 3 ans exactement, Sidonie naissait. Ma princesse, elle, a pris son temps mais grâce à la péridurale, j'ai pu savourer ce moment.
Alors bien sûr, ce dimanche 14 Juin, nous avons "fêté cela" dignement avec la famille.
Bien sûr, nous avons chanté "Joyeux anniversaire", soufflé les bougies et mangé du gâteau au chocolat. Et bien sûr, nous avons toutes les deux été gâtées : beaux jouets pour elle, bijoux et déco pour moi.
Mais surtout, je suis heureuse, tous les ans, de partager ce souvenir de la naissance avec ma fille, comme un secret entre nous deux. Et tous les ans autour du 12 Juin, je la regarde et je me dis : voilà, ça y est, une fois encore, nous sommes nées.

Les invités sont partis :
la reine de la fête s'écroule, épuisée et sereine.

mercredi 10 juin 2009

Ma mère sur Google Maps

Warning, citizens, Big brother is watching you.

L'Oeil de Moscou est partout.
Un jour de l'été 2008, ma mère était tranquillement en train d'arroser son jardin devant sa maison, se croyant seule, à l'abri des regards.

Fatale erreur : Google l'observait.
Et je le prouve (photo extraite de Google Maps, option vue Satellite, grossissement maximum du 36, rue Victor Hugo à Guyancourt).


Heureusement, l'honneur est sauf, elle n'était pas en maillot de bain.

vendredi 29 mai 2009

Pour Mamie


On n'avait pas trop la tête à ça...
... mais pour la photo et pour Mamie Yvette, on esquisse un sourire.

mardi 26 mai 2009

Encore Lilie et Sidonie

lundi 25 mai 2009

A "la Maison-Alfort"

Ce week-end, échange de bons procédés, nous gardons les enfants de Maële et Régis, qui s'offrent une petite escapade à Lille en amoureux.
Il y a des mioches dans tous les coins mais heureusement, il fait beau!

Valérie, perplexe devant les exploits de Marie et Sidonie

Lilie, nouvelle ambassadrice L'Oréal "Parce que je le vaux bien"

Ambiance sulfureuse dans le jardin :
les grands jouent à "Rien à déclarer"


Julian ne perd pas le Nord : il fait sauter la banque

Soleil au zénith, l'ambiance monte encore d'un cran et ça bouillonne. Le tuyau d'arrosage s'impose!

Nouvelle recette de la soupe au pistou

samedi 23 mai 2009

Au revoir et merci


Née à la campagne dans une famille nombreuse, elle a souffert de la guerre et des privations.
Elle disait : Je ne pourrai plus jamais manger de topinambours.
Elle a patiemment attendu 7 ans le retour de son fiancé de guerre.
Elle disait : Raymond, il avait fière allure dans son uniforme.
Puis ils ont eu une unique petite fille qu'ils ont appelée Martine, comme l'héroïne des livres pour enfants.
Ils n'avaient pas beaucoup d'argent mais tous les trois, ils ont été heureux, je crois.
Elle appelait son mari "Zouzou"
Et cela nous faisait rire, mon frère et moi.
Elle aimait et admirait son gendre, qu'elle ne réussit jamais à tutoyer.
Elle disait : Jacques, vous reprendrez bien du gigot?
Chaque année, ils nous emmenaient en vacances un mois à la montagne ou à la mer.
Elle disait : Alors les enfants, vous êtes contents?
Plusieurs étés de suite, nous avons été à Ribiers, près de Sisteron.
Il faisait chaud et quand on ne se baignait pas dans le Buech, elle nous remplissait une bassine d'eau pour jouer dedans et s'arroser.
Elle m'achetait souvent des Schtroumphs au marché du village.
Elle faisait les courses en vélo et nous ramenait des chewing-gums et des sucettes.
Tous les dimanches à Bondy, elle nous servait des radis, une salade de tomates, du gigot bien saignant et de délicieuses frites maison.
Elle disait : Mangez, mangez, ne faites pas de restes.
Elle nous donnait en cachette, à Nico et à moi, une pièce de 10F.
Elle disait : Chut, ne le dis pas à ta mère.
Elle pleurait facilement et c'était un jeu d'enfants de la faire gentiment enrager.
Elle disait : Ah, les petits chameaux!
Elle s'inquiétait beaucoup pour nous et craignait toujours qu'on ne se fasse mal.
Elle disait : Couvre ta gorge, tu es toute dégavée!
Puis on a grandi mais elle s'inquiétait toujours autant.
Elle disait : ça va Régis? Et les enfants?
L'argent qu'ils avaient économisé, ils nous en faisaient profiter, mes parents, mon frère et moi.
Elle disait : Tu achèteras ce que tu voudras.
Elle était toujours là pour nous, même quand nous, jeunes et insouciants, n'étions pas toujours là pour elle.
Elle aimait raconter des histoires du temps où nous étions petits.
Elle disait : Nicolas jouait avec le petit camion, et quand Martine a demandé à lui parler au téléphone, il a crié : "A pas l'temps!".
Quand son mari, très malade, est mort, elle a pleuré et elle a dit :
C'est ce qu'il voulait, ce n'était plus une vie pour lui.
Elle était heureuse que Nicolas se souvienne aussi bien des récits de guerre de Pépé.
Elle disait : Ah, comment il s'appelait déjà, ce soldat... Si Nicolas était là, il saurait nous le dire.
Généreuse, hyper sensible et naïve, elle faisait toujours passer les autres avant elle-même.
Elle disait, les larmes aux yeux : Pauvre Mme x., elle n'a vraiment pas eu de chance dans la vie.
Elle était tellement fière quand j'amenais mes filles dans sa maison de retraite.
Elle disait : Eponine est aussi sensible que moi, et Sidonie a les yeux de son Pépé.
Hier au téléphone, elle m'a dit comme à chaque fois :
Ma cocotte, tu feras une bise à Régis et à tes poupettes de ma part.
J'ai dit : Je t'embrasse, Mamie.

Mais ce matin, après un premier arrêt cardiaque, elle s'est endormie doucement et ne s'est pas réveillée.
Elle venait d'avoir 85 ans et c'était ma grand-mère.

Avec elle, une part de mon enfance s'en est allée.

mardi 12 mai 2009

Ma petite Eponine

8h, à la table du petit-déjeuner.
Eponine : Est-ce que c'est vrai que les petites soeurs, ça devient de plus en plus embêtant en grandissant?
Moi, fronçant les sourcils : Quelle drôle d'idée! A vrai dire, ça dépend. Ca dépend surtout de la façon dont tu te comportes avec elle, de l'exemple que tu lui donnes, puisqu'elle veut tout faire comme toi.
Pas de réponse.
Je poursuis : Et puis, réfléchis bien, est-ce que tu es vraiment sûre de la trouver si embêtante, ta petite soeur? Bien sûr, il y a des jours où elle te casse les pieds à te copier et à te suivre partout mais d'autres fois, tu es bien contente de la trouver pour jouer aux Polly Pocket ou pour vous déguiser. Au fond, vous rigolez bien ensemble.

Tu sais, une petite soeur, ça a beaucoup de bon et puis aussi du moins bon. C'est comme avoir des enfants. Nous, on vous aime, Sido et toi. Et pourtant, depuis que vous êtes nées, on ne va presque plus au cinéma, on voyage beaucoup moins, c'est une contrainte. Mais la vérité, c'est que pas un instant, même quand vous êtes très pénibles, on ne regrette de vous avoir eu toutes les deux.


Eponine baisse la tête et se met à pleurer.
Moi : Eponine, mais pourquoi tu pleures??! On essaie juste de t'expliquer, c'était gentil ce que je te disais!
Eponine, sanglotant : Bin oui, justement, c'est pour ça que je pleure, c'est parce que c'était gentiiiil...

lundi 4 mai 2009

Les aventuriers de la glacière perdue

A la campagne
Y'a toujours un truc à voir
Des sangliers, des hérissons
Des vieux sur des tracteurs
A la campagne

Quand on est citadin
On demande aux paysans
Le temps qu'il fera demain

(
Bénabar, A la campagne)


Nous voilà donc à la campagne pour le week-end, à deux heures de Paris, dans une grande et belle maison en pierre (mais sans chauffage..) située au village des Foucards, non loin d'Auxerre dans l'Yonne.
C'est François - compagnon de Danielle, la tante de Régis - qui a gentiment accepté de nous accueillir dans sa maison de famille et Danielle a elle aussi fait le déplacement.
Arrivant sur place un vendredi 1er Mai, on se doutait que les magasins seraient fermés et on avait tout prévu pour ne manquer de rien jusqu'au lendemain.

Tout prévu, sauf que Régis oublierait la glacière contenant notre déjeuner et notre dîner sur le parking de l'immeuble à Massy.
Un exploit de plus à rajouter à l'actif de mon chéri, donc.
Bref, on a fini au restau (le midi) et devant une assiette de nouilles (le soir - fort heureusement, le voisin nous avait prêté du sel et du beurre).

Les filles, elles, étaient ravies de participer à la Fête du Train à Toucy, organisée par une association d'anciens de la SNCF, désireux de faire partager leur passion des vieilles locos.

Dany a fait tûûût tûûût
Chef de gare Eponine, au rapport

Le lendemain, direction : le chantier médiéval de Guédelon. C'est Michel Guyot, propriéaire du château de Saint-Fargeau, à quelques kilomètres de là, qui a eu l'idée originale et ambitieuse de construire sur 30 ans un vrai château fort, dans le style et avec les méthodes et outils du Moyen-Age. C'est à la fois un gigantesque chantier à ciel ouvert qui emploie 35 artisans salariés ou bénévoles, mais aussi un parcours pédagogique pour les scolaires, un laboratoire de recherche en plein air (qui vise à mieux connaître les techniques de construction de l'époque) et un grand parc qui accueille 250 000 visiteurs par an et qui abrite une forêt, une carrière de pierre, une forge, une vannerie, un atelier de teinture etc.

A la campagne
Y'a des lieux pleins d'histoire

Des châteaux tout cassés

Et des arbres centenaires


Eponine au pilori
Mais à qui appartient cette petite main?

Le pont-levis

Le château de Ratilly (réellement d'époque, celui-là)

Le samedi soir, dans la grande salle de jeu de la maison, je ratatine Régis au ping pong... avant de me rendre compte, très déçue, que la table est inclinée de son côté, ce qui m'avantage indéniablement.

Barbecue et balade à pied sont au programme de notre dimanche, ainsi qu'un petit tour dans le tracteur conduit par François, tous les quatre dans la remorque.
On a toutes les peines du monde à convaincre les filles de monter dans la voiture pour rentrer à Paris.

Le jardin du petit Musée d'art contemporain

samedi 25 avril 2009

J'ai attrapé un coup de soleil...

Comme dit ma grand-mère, y'a plus de saison.

Normalement, Pâques en Bretagne, ça ressemble plutôt à ça :
En gros, des paysages verts et gris, beaucoup de vent et des gens en bottes et ciré jaune.

Parfois, quand on a de la chance, ça peut même ressembler à ça :

15° et du ciel bleu, pas trop de vent, des enfants en pull qui font des châteaux de sable et mettent les pieds dans l'eau.

Et puis une fois tous les dix ans, Pâques en Bretagne, ça ressemble à ça :
J'y vais, j'y vais pas? (On t'a reconnu, Régis)

Hé hé, j'arrose, j'arrose pas?

T'as vu le crabe, là?


Du soleil qui tape pour de bon (bin tiens, non, j'avais pas emmené la crème solaire), des gosses en maillot de bain qui se baignent quasi entièrement (et prétendent même que l'eau est bonne), des pic-nique sur la plage, des séances de bronzette et des balades à vélo.

Cette année donc, nous avons eu de la chance. Beaucoup de chance.

Et quand en plus, y'a les cousins, alors là, c'est l'EXTASE.

Mince, mon goûter est tombé dans le sable

T'as vu mon bobo, là?

Mon Matéo chééériii