mardi 18 août 2009
Vacances à Lo Lann
lundi 3 août 2009
mardi 21 juillet 2009
dimanche 19 juillet 2009
dimanche 28 juin 2009
A nos grand-mères
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La Mort n'est rien
La mort n'est rien,
jeudi 25 juin 2009
Régis pour sa grand-mère
Pour Mamie
Quand je suis né, ma mamie était une grand-mère toute neuve et peut-être inexpérimentée. Mais pour moi c’était comme si elle avait toujours été grand-mère, avec des règles de grand-mère et un savoir-faire de grand-mère. Je pensais que cela durerait toujours et je ne me suis plus posé la question. Mamie était là et faisait régner l’ordre sur ses terres.
Le territoire sur lequel elle gouvernait en maître absolue était Montreuil-Bellay où Maële et moi passions les mois de Juillet. J’ai longtemps imaginé que ce pouvoir de grand-mère reposait sur une sorte de noblesse. La révolution n’avait pas atteint un lieu aussi reculé, dominé par un château qu’il était même possible de visiter « gratuitement » en disant qu’on venait de la part de Mme Godchot. Il était donc tout à fait normal de se plier à la tradition, que ce soit pour l’entretien du jardin (grassement récompensé comme tous autres « marchandages » qui indignaient Colette et nous plaisaient donc d’autant plus), la chasse aux escargots après la pluie ou encore la pêche à la ligne dans les eaux du Thouet. Parfois Maële tentait une brève rébellion qui se réglait rapidement par une course poursuite dans les allées du jardin.
A Charenton, je me souviens des mardi soirs, où j’ai découvert les Tarzans et les Westerns avec les John respectivement Weissmuller et Wayne. Les mercredi matins au lit, Mamie recomptait mes vertèbres et mes côtes pour savoir si un crocodile ou un indien ne m’en avait pas volées pendant la nuit. Elle vérifiait aussi si je m’étais bien lavé le dos car sinon, une plaque noir finirait par apparaître, comme dans les histoires qu’elle me racontait - et si cela n’était pas arrivé cela arriverait peut être.
Car Mamie était championne pour raconter des histoires, des histoires de grand-mère pour faire manger, pour faire dormir, pour faire rire ou simplement pour raconter des histoires. Des histoires que je pensais sans fin. Alors ma mamie, je voulais me la garder pour toujours parce qu’elle avait toujours été là. Parce que malgré son âge, moi je ne la voyais pas vieillir. Bien sûr, elle marchait moins bien, respirait plus difficilement, répétait les mêmes anecdotes, mais elle restait la même avec ses piques et ses remerciement déguisés. Et je l’aimais.
Alors, je ne voulais pas qu’elle parte, même si elle nous disait qu’elle en avait assez vu et que 98 ans, c’était beaucoup trop long.
Elle est finalement partie. J’ai perdu un peu de moi, un peu de ma famille. Mamie espérait au contraire retrouver la sienne et c’est tout ce que je lui souhaite.
dimanche 14 juin 2009
(Re)naissances
Alors bien sûr, ce dimanche 14 Juin, nous avons "fêté cela" dignement avec la famille.Bien sûr, nous avons chanté "Joyeux anniversaire", soufflé les bougies et mangé du gâteau au chocolat. Et bien sûr, nous avons toutes les deux été gâtées : beaux jouets pour elle, bijoux et déco pour moi.
mercredi 10 juin 2009
Ma mère sur Google Maps
L'Oeil de Moscou est partout.
Fatale erreur : Google l'observait.

Heureusement, l'honneur est sauf, elle n'était pas en maillot de bain.
vendredi 29 mai 2009
Pour Mamie

On n'avait pas trop la tête à ça...
... mais pour la photo et pour Mamie Yvette, on esquisse un sourire.
mardi 26 mai 2009
lundi 25 mai 2009
A "la Maison-Alfort"
Il y a des mioches dans tous les coins mais heureusement, il fait beau!
samedi 23 mai 2009
Au revoir et merci
Elle disait : Je ne pourrai plus jamais manger de topinambours.
Elle a patiemment attendu 7 ans le retour de son fiancé de guerre.
Elle disait : Raymond, il avait fière allure dans son uniforme.
Ils n'avaient pas beaucoup d'argent mais tous les trois, ils ont été heureux, je crois.
Elle appelait son mari "Zouzou"
Et cela nous faisait rire, mon frère et moi.
Elle aimait et admirait son gendre, qu'elle ne réussit jamais à tutoyer.
Elle disait : Jacques, vous reprendrez bien du gigot?
Elle disait : Alors les enfants, vous êtes contents?
Plusieurs étés de suite, nous avons été à Ribiers, près de Sisteron.
Il faisait chaud et quand on ne se baignait pas dans le Buech, elle nous remplissait une bassine d'eau pour jouer dedans et s'arroser.
Elle m'achetait souvent des Schtroumphs au marché du village.
Elle faisait les courses en vélo et nous ramenait des chewing-gums et des sucettes.
Tous les dimanches à Bondy, elle nous servait des radis, une salade de tomates, du gigot bien saignant et de délicieuses frites maison.
Elle disait : Mangez, mangez, ne faites pas de restes.
Elle nous donnait en cachette, à Nico et à moi, une pièce de 10F.
Elle pleurait facilement et c'était un jeu d'enfants de la faire gentiment enrager.
Elle disait : Ah, les petits chameaux!
Elle s'inquiétait beaucoup pour nous et craignait toujours qu'on ne se fasse mal.
Elle disait : Couvre ta gorge, tu es toute dégavée!
Puis on a grandi mais elle s'inquiétait toujours autant.
Elle disait : ça va Régis? Et les enfants?
L'argent qu'ils avaient économisé, ils nous en faisaient profiter, mes parents, mon frère et moi.
Elle disait : Tu achèteras ce que tu voudras.
Elle était toujours là pour nous, même quand nous, jeunes et insouciants, n'étions pas toujours là pour elle.
Elle aimait raconter des histoires du temps où nous étions petits.
Elle disait : Nicolas jouait avec le petit camion, et quand Martine a demandé à lui parler au téléphone, il a crié : "A pas l'temps!".
Quand son mari, très malade, est mort, elle a pleuré et elle a dit :
C'est ce qu'il voulait, ce n'était plus une vie pour lui.
Elle était heureuse que Nicolas se souvienne aussi bien des récits de guerre de Pépé.
Elle disait : Ah, comment il s'appelait déjà, ce soldat... Si Nicolas était là, il saurait nous le dire.
Généreuse, hyper sensible et naïve, elle faisait toujours passer les autres avant elle-même.
Elle disait, les larmes aux yeux : Pauvre Mme x., elle n'a vraiment pas eu de chance dans la vie.
Elle était tellement fière quand j'amenais mes filles dans sa maison de retraite.
Elle disait : Eponine est aussi sensible que moi, et Sidonie a les yeux de son Pépé.
Hier au téléphone, elle m'a dit comme à chaque fois :
Ma cocotte, tu feras une bise à Régis et à tes poupettes de ma part.
J'ai dit : Je t'embrasse, Mamie.
Mais ce matin, après un premier arrêt cardiaque, elle s'est endormie doucement et ne s'est pas réveillée.
Elle venait d'avoir 85 ans et c'était ma grand-mère.
Avec elle, une part de mon enfance s'en est allée.
mardi 12 mai 2009
Ma petite Eponine
Tu sais, une petite soeur, ça a beaucoup de bon et puis aussi du moins bon. C'est comme avoir des enfants. Nous, on vous aime, Sido et toi. Et pourtant, depuis que vous êtes nées, on ne va presque plus au cinéma, on voyage beaucoup moins, c'est une contrainte. Mais la vérité, c'est que pas un instant, même quand vous êtes très pénibles, on ne regrette de vous avoir eu toutes les deux.
Eponine baisse la tête et se met à pleurer.
lundi 4 mai 2009
Les aventuriers de la glacière perdue
Y'a toujours un truc à voir
Des sangliers, des hérissons
Des vieux sur des tracteurs
A la campagne
Quand on est citadin
On demande aux paysans
Le temps qu'il fera demain
(Bénabar, A la campagne)
C'est François - compagnon de Danielle, la tante de Régis - qui a gentiment accepté de nous accueillir dans sa maison de famille et Danielle a elle aussi fait le déplacement.
Arrivant sur place un vendredi 1er Mai, on se doutait que les magasins seraient fermés et on avait tout prévu pour ne manquer de rien jusqu'au lendemain.
Un exploit de plus à rajouter à l'actif de mon chéri, donc.
Bref, on a fini au restau (le midi) et devant une assiette de nouilles (le soir - fort heureusement, le voisin nous avait prêté du sel et du beurre).
A la campagne
Y'a des lieux pleins d'histoire
Des châteaux tout cassés
Et des arbres centenaires
Le château de Ratilly (réellement d'époque, celui-là)On a toutes les peines du monde à convaincre les filles de monter dans la voiture pour rentrer à Paris.


samedi 25 avril 2009
J'ai attrapé un coup de soleil...
Normalement, Pâques en Bretagne, ça ressemble plutôt à ça :




En gros, des paysages verts et gris, beaucoup de vent et des gens en bottes et ciré jaune.Parfois, quand on a de la chance, ça peut même ressembler à ça :






Et puis une fois tous les dix ans, Pâques en Bretagne, ça ressemble à ça :



Cette année donc, nous avons eu de la chance. Beaucoup de chance.
Et quand en plus, y'a les cousins, alors là, c'est l'EXTASE.





































