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samedi 12 septembre 2009

Les Granges

A la campagne
Y a toujours un truc à faire
Aller aux champignons
Couper du bois, prendre l'air

A la campagne
Y a toujours un truc à voir
Des sangliers, des hérissons
Des vieux sur des tracteurs

Voilà, nous sommes aux Granges-le-Roi pour l'après-midi chez Magalie et Fred (mais si, rappelez-vous, ils venaient d'acheter une maison à la campagne). Leurs problèmes de kilos de terre manquante et de ligne téléphonique sont résolus et ils sont ravis de nous faire partager leur petit coin de paradis. Les enfants pataugent dans la bouillasse, ramassent des bâtons et filent sur leurs vélos ; les grands picolent et se plaignent de leur boulot. Magalie m'offre un livre dont le titre, j'espère, ne sera pas prophétique : "Travailler avec des cons".

Bref, on se dé-tend.

A la campagne
Y a des lieux pleins d'Histoire
Des châteaux tout cassés
Et des arbres centenaires

A la campagne, il y a de drôles de fées...

... qui ont même le droit de sauter sur les lits

A la campagne
j'ai envie d'être campagnard
d'avoir une grosse moustache
et un gilet en velours
Ca me donne envie d'être robuste et taiseux
Le patriarche bourru
d'une série de l'été de France 2
L'histoire d'une famille
qui lutte pour son domaine
Mais j'ai jamais le temps
parce que j'reste que le week-end

(Merci Bénabar)

samedi 1 août 2009

Eponine dans un château normand

L'arrivée au Château


Pour la deuxième année consécutive, notre Eponine est partie en colonie pour une semaine, seule comme une grande, sans papa et maman. L'endroit s'appelle le château de Bosc Féré, à Thuit Signol dans l'Eure et le programme est alléchant : poney, piscine, découverte des animaux, jardinage et ateliers cuisine.
Comme on n'arrête pas le progrès, nos chers bambins ne sont plus coupés de leur famille (et vice versa) et la colonie met à la disposition des parents un numéro vert pour obtenir des nouvelles de leur rejeton et lui parler si nécessaire, ainsi qu'un blog où nous pouvons suivre en direct leurs aventures, photos à l'appui, et une adresse mail où on peut leur envoyer de petits messages. Si avec tout ça, il reste encore des parents angoissés à l'idée de voir partir leur enfant, je capitule!

Quoi qu'il en soit, Eponine est ravie : elle est comme un poisson dans l'eau parmi les poneys Kiwi, Désiré, Zara et Boule de neige, donne à manger tous les jours aux lapins Caramel et Croque-carottes, se baigne jusqu'à l'épuisement, chante à tue-tête "Ponga le pinguouin Judoka" et "Pour être costo, faut boire du lait de coco" et s'occupe du potager. Intégrée au groupe des Cheyennes, elle partage la chambre de trois autres filles, Tessa, Aline et Elise et en dehors d'un petit coup de blues un soir avant d'aller se coucher, elle se débrouille très bien sans nous.
Commentaires des monos la concernant : toujours partante, très gentille mais parfois un peu trop... dynamique.
Alors là, je ne vois vraiment pas ce qu'ils veulent dire.

La star monte Boule de Neige

Jeu de mimes : Les cactusJeu de mimes : Les chameauxJeu de mimes : ??
A taaable!!
Le clou du séjour : la boum
Eponine et ses copines

dimanche 19 juillet 2009

Aah, le Lubeûron...

Texte et photos à venir

vendredi 8 mai 2009

La maison de Magalie

Cet après-midi, nous visitons la nouvelle maison de nos amis Magalie et Fred, qu'ils ont fait construire aux Granges-le-roi, près de Dourdan dans l'Essonne. Ils s'y installeront au mois de Juin, dès que le carrelage, les salles de bain et le ponçage de l'escalier seront finis.

La maison de Magalie est parfaite : coquette, spacieuse, avec salle de bain "en suite" dans la chambre des parents, et située dans un minuscule petit village entouré de champs de colza.
Oui, mais (il y a toujours un "mais") :
- il n'est pas prévu d'installer des lignes téléphoniques supplémentaires pour raccorder les nouvelles maisons - c'est cool, sans internet et privé de World of Warcraft, Fred se couchera plus tôt.
- Magalie vient d'apprendre que la mairie allait construire des logements sociaux juste à côté - ça valait le coup de venir s'installer à la campagne.
- la route juste devant chez eux sera peut-être très passante car le plan de circulation va être revu.
- les entrepreneurs ont volé des kilos de bonne terre de leur jardin.
Allez Mag, courage : je suis sûre qu'elle sera super, ta maison.

lundi 4 mai 2009

Les aventuriers de la glacière perdue

A la campagne
Y'a toujours un truc à voir
Des sangliers, des hérissons
Des vieux sur des tracteurs
A la campagne

Quand on est citadin
On demande aux paysans
Le temps qu'il fera demain

(
Bénabar, A la campagne)


Nous voilà donc à la campagne pour le week-end, à deux heures de Paris, dans une grande et belle maison en pierre (mais sans chauffage..) située au village des Foucards, non loin d'Auxerre dans l'Yonne.
C'est François - compagnon de Danielle, la tante de Régis - qui a gentiment accepté de nous accueillir dans sa maison de famille et Danielle a elle aussi fait le déplacement.
Arrivant sur place un vendredi 1er Mai, on se doutait que les magasins seraient fermés et on avait tout prévu pour ne manquer de rien jusqu'au lendemain.

Tout prévu, sauf que Régis oublierait la glacière contenant notre déjeuner et notre dîner sur le parking de l'immeuble à Massy.
Un exploit de plus à rajouter à l'actif de mon chéri, donc.
Bref, on a fini au restau (le midi) et devant une assiette de nouilles (le soir - fort heureusement, le voisin nous avait prêté du sel et du beurre).

Les filles, elles, étaient ravies de participer à la Fête du Train à Toucy, organisée par une association d'anciens de la SNCF, désireux de faire partager leur passion des vieilles locos.

Dany a fait tûûût tûûût
Chef de gare Eponine, au rapport

Le lendemain, direction : le chantier médiéval de Guédelon. C'est Michel Guyot, propriéaire du château de Saint-Fargeau, à quelques kilomètres de là, qui a eu l'idée originale et ambitieuse de construire sur 30 ans un vrai château fort, dans le style et avec les méthodes et outils du Moyen-Age. C'est à la fois un gigantesque chantier à ciel ouvert qui emploie 35 artisans salariés ou bénévoles, mais aussi un parcours pédagogique pour les scolaires, un laboratoire de recherche en plein air (qui vise à mieux connaître les techniques de construction de l'époque) et un grand parc qui accueille 250 000 visiteurs par an et qui abrite une forêt, une carrière de pierre, une forge, une vannerie, un atelier de teinture etc.

A la campagne
Y'a des lieux pleins d'histoire

Des châteaux tout cassés

Et des arbres centenaires


Eponine au pilori
Mais à qui appartient cette petite main?

Le pont-levis

Le château de Ratilly (réellement d'époque, celui-là)

Le samedi soir, dans la grande salle de jeu de la maison, je ratatine Régis au ping pong... avant de me rendre compte, très déçue, que la table est inclinée de son côté, ce qui m'avantage indéniablement.

Barbecue et balade à pied sont au programme de notre dimanche, ainsi qu'un petit tour dans le tracteur conduit par François, tous les quatre dans la remorque.
On a toutes les peines du monde à convaincre les filles de monter dans la voiture pour rentrer à Paris.

Le jardin du petit Musée d'art contemporain

mercredi 10 septembre 2008

Allongées sur l'herbe

A la sortie du Centre de loisirs, où elle a souhaité exceptionnellement passer son mercredi, Eponine gambade sur le terrain de sport, suivie de près par Sidonie. Puis, en nage, elle s'allonge dans l'herbe, sourire aux lèvres, et sa petite soeur l'imite fièrement. Elles restent quelques instants couchées sur la pelouse, échangeant des regards complices et Eponine me lance :
-Allez, Maman, fais comme nous, s'il te plaît!
Je m'exécute. Il fait chaud et l'herbe est agréablement fraîche sous la peau. On regarde le ciel, on se regarde, on se sourit.
- On est bien, hein, Maman?
Oui, on est bien.

samedi 16 août 2008

Découverte de la Camargue

On quitte à regret le soleil cévenol et notre superbe gîte pour reprendre la route en direction de Sète, où nous avons prévu de retrouver Julie, Vévé et Pablo pour une après-midi de plage. Manque de chance, d'autres vacanciers ont eu la même idée que nous et après plusieurs heures d'embouteillage, nous ne passerons qu'à peine deux heures ensemble, juste le temps de se raconter les dernières péripéties de nos vies mouvementées, s'extasier devant les progrès de nos rejetons respectifs, piquer une petite tête dans l'eau fraîche et avoir une pensée émue pour Georges Brassens et sa belle "Supplique pour être enterré sur la plage de Sète".

De là, re-embouteillage et installation, enfin, à Arles, où nous attendent huit jours de luxe, calme et volupté. Un grand studio avec balcon à proximité de la ville, des propriétaires accueillants et "avé l'accent" et une piscine ma-gni-fique, que demander de plus?

Quand les filles jouent aux petites vendeuses de glace

Dès que nous mettons le pied dans la vieille ville d'Arles, Régis et moi avons le coup de foudre pour ses ruelles colorées qui fleurent bon l'huile d'olive et rapellent l'atmosphère de certaines villes d'Italie ou du Maghreb. Ni sale ni trop policée, Arles est à la fois authentique, avec ses fontaines, sa vie de quartier, ses bistrots, ses petits commerces locaux, et touristique, avec ses boutiques à souvenirs, ses belles arènes antiques et ses terrasses de café. On ne se lasse pas de se perdre dans le dédale de ses rues, au hasard de notre inspiration, l'appareil photo dans une main et un cornet de glace dans l'autre.
Et on profite de la présence des Rencontres photographiques d'Arles pour aller admirer une exposition de Richard Avedon hébergée au cloître St Trophime.

A trente minutes de là au coeur des Alpilles, le village des Baux-de-Provence, sans doute sublime en dehors de la saison touristique, regorge d'envahisseurs en short et il est impossible de s'y garer en plein jour à moins de 5km à la ronde. Par contre, dès la tombée de la nuit, il n'y a plus âme qui vive et la cité médiévale, perchée sur son promontoire rocheux, se transforme en un théâtre d'ombres spectaculaire et mystérieux, à peine troublé par le bruissement du vent.


A la sortie de la ville, la Cathédrale d'Images, aménagée à l'intérieur d'une carrière de pierre par Albert et Anne Plécy, propose depuis 1977 de magnifiques spectacles sons et lumières. Cette année, Van Gogh est à l'honneur et nous profitons de la fraîcheur des galeries pour nous relaxer, danser sur un parterre d'iris projetées au sol et s'émerveiller devant les portraits géants et les paysages indigo d'Auvers-sur-Oise. Un moment de pure magie, même pour les petites qui ne connaissent pas l'oeuvre du peintre.

On ne peut guère passer une semaine à Arles sans faire une incursion en Camargue profonde, celle des chevaux sauvages, des flamands roses et des gardians et leurs taureaux. Sur la petite route qui longe les marais, on joue aux chasseurs d'images mais les animaux se tiennent à distance et il nous faut renoncer aux traditionnels gros plans de chevaux blancs au galop. Quant aux moustiques, omniprésents, ils ont moins de scrupules et n'hésitent pas à venir nous chatouiller la peau.

Tout au bout de la départementale, Salins-de-Giraud vaut le détour avec son atmosphère étonnante de petite ville minière, ses maisons de corons en brique rouge, ses lotissements bien quadrillés et ses salines toutes proches qui s'étirent jusqu'à la mer. Le paysage évoque davantage le Pas-de-Calais que la Provence ; ah tiens, il pleut.

Mais l'attraction arlésienne par excellence, ce sont les courses camarguaises qui ont lieu chaque mercredi dans les arènes de la ville. Un groupe de jeunes volontaires de la région pénètre dans l'arène et, à tour de rôle, tente de saisir la cocarde nichée entre les cornes du taureau. Rapidité, ruse, agilité et souplesse sont les clefs de leur réussite : les taureaux sont hargneux, courent vite et n'hésitent pas à sauter par-dessus la balustrade pour courser leur assaillant lorsqu'ils sont piqués au vif! La mise à prix de la cocarde fait l'objet d'enchères et les annonces sont souvent insolites ou cocasses : 2€ de plus pour l'agence immobilière Mastuvu, 3€ de plus pour Julie qui se marie dans 3 jours, 5€ de plus pour le poissonnier "A la belle truite" de la rue Clémenceau etc.
Un petit air de Roland Garros?Heureuse coïncidence, mon amie d'enfance Charlotte, son mari Philippe et ses deux enfants Matéo, 6 ans et Lisa, 2 ans sont eux aussi en vacances à quelques kilomètres de là, juste à côté de St Rémy de Provence. Nous les rejoignons pour une après-midi de feria assez décevante, où après une heure d'attente derrière des grilles, nous peinons à apercevoir le taureau serré de près par les gardians à cheval. Mais l'atmosphère est festive, et grands et petits sont heureux de se retrouver sous une tonnelle devant un apéritif.


Bon, le soleil n'a pas toujours été au rendez-vous mais malgré cela, le charme provençal a opéré et nous sommes tous bien décidés à revenir l'année prochaine... mais pour quinze jours cette fois!

Petit taureau deviendra grand

A bientôt!