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lundi 30 mars 2009

Il Circo di Venezia

Partout, des affiches le clament : Mesdames Messieurs, le cirque de Venise installe son chapiteau à Massy pour quelques représentations EXCEPTIONNELLES lors de sa tournée TRIOMPHALE dans toute l'Europe. On ne peut décemment pas rater cela et nous voilà partis pour 2h30 de représentation dans les odeurs de fauves, pop-corn et Barbapapa.


Ne boudons pas notre plaisir : le numéro de dressage de fauves est très impressionnant. Les tigres et les lionnes, luttant contre leur instinct, acceptent de partager la même cage et même de sauter les uns par-dessus les autres, non sans rugir et se donner quelques coups pattes par-ci par-là.
Quant aux acrobates, ils se jouent de la pesanteur et les filles en restent bouche bée.


Quelques animaux (zèbres, chevaux..) viennent compléter le tableau puis c'est au tour des clowns de faire leur entrée, à la grande joie des petits qui s'esclaffent au moindre gag. Lorsqu'un des clowns, ventriloque, émet des "Prouts" sonores dans le micro, Sidonie, adepte de l'humour Benny Hill, s'étrangle de rire.

Elle ne manquera pas, hilare, de nous rappeler cet épisode réjouissant tous les jours de la semaine, à grand renfort de gestes et de bruits inconvenants.

lundi 15 décembre 2008

Enfin, on était prêt !

Voilà un week-end chargé, typique de ce mois de Décembre un peu fou où on court de spectacles pour enfants en concerts de Noël, de goûters à 10h du matin en séance shopping en-nocture-pour-trouver-les-derniers-cadeaux-qui-manquent (il en manque toujours).

Vendredi soir, 20h15 :
Mathilde, notre baby-sitter préférée (et la préférée de nos filles également, ça tombe bien) arrive avec sa guitare, pendant que les heureux parents (nous, donc) s'éclipsent discrètement pour aller rire aux histoires abracadabrantes de Jean-Jacques Vanier, ex-membre talentueux de la "Bande à Ruquier" sur France Inter. Le one-man-show s'intitule joliment "Elles" et, à partir de saynètes de la vie de tous les jours, analyse avec un humour décalé et décapant et beaucoup de finesse les rapports entre hommes et femmes. Constatant les limites de son pouvoir de séduction auprès de la gente féminine, l'humoriste décide de se glisser dans la peau d'une femme pour mieux les comprendre toutes. A défaut de pouvoir littéralement se transformer en femme, il se met en scène dans des situations où il "joue à la femme" : la femme qui rentre du boulot, la femme qui drague et se fait draguer, la femme qui interagit avec ses enfants. Amis à poils et à barbe, vous ne ressortirez sans doute pas de ce spectacle beaucoup plus éclairés sur les mystères du sexe soi-disant faible. Mais tour à tour cocasse, agressif, absurde ou mélancolique, Jean-Jacques Vanier, à défaut de faire de vous d'irrésitibles séducteurs, aura au moins réussi deux choses : vous faire rire et vous émouvoir.

Samedi après-midi :
Il est grand temps de décorer notre beau sapin, acheté la veille, avec tout le faste et le kitsch qui sied à cette période de Noël. A nous les boules brillantes, les étoiles scintillantes, les petits rennes, bonhommes de neige, oeufs peints, angelots dorés, Père Noël bienveillants, guirlandes froufroutantes et clignotantes et, pour couronner le tout, le sapin géant dessiné par Sidonie à la halte-garderie et qui trône au sommet de notre Nordmann.

Mais vite, direction La Villette pour le spectacle sur glace proposé par l'INSERM, "Le Palais des Merveilles", une variation pour enfants sur le thème des Mille et une nuits. Evidemment, l'histoire n'est guère respectée, entrecoupée de numéros de cirque avec des chiens, des lions de mer et divers acrobates, mais on ne voit pas le temps passer, la narratrice Shéhérazade est pleine d'allant et les patineurs sont d'un très bon niveau, avec de belles scènes de danse collective et quelques séquences impressionnantes avec les quarante voleurs et le feu qui prend sous la glace.
Quoi qu'il en soit, les filles sont enthousiastes : Eponine, installée avec d'autres enfants juste devant la scène, a bien apprécié les jeux de mots vaseux d'Ali Baba et toutes les scènes avec des animaux. Sidonie, bouche bée pendant la quasi-totalité du spectacle, a adoré les petits chiens acrobates et a eu une frousse bleue des voleurs et de leurs sabres.


Dimanche, 17h :
Dernier concert de Noël avec la chorale des Villains de Massy, à l'église de Bures-sur-Yvette.
Cette fois, on peut dire que le "petit plus" qui nous avait manqué la semaine dernière, est au rendez-vous : les choristes chantent juste, maîtrisent leur répertoire, sont dynamiques et heureux d'être là. L'environnement y est aussi pour beaucoup : église petite mais charmante, acoustique excellente et public réceptif, enthousiaste.
Commentaire de notre chef de choeur :
- Oui, cette fois, c'était vraiment bien! L'année prochaine, il faudra chanter comme ça dès le premier concert!
Régis est venu aussi, avec les enfants. Sidonie ne cache pas son enthousiasme mais Eponine boude, car Régis, qui filmait, l'a empêchée de regarder dans le viseur du caméscope...

Celui qui me trouve sur la photo gagne un Pan bagna
(Valé, à toi de jouer)

dimanche 28 septembre 2008

Le quatrième élément

Pour ce dernier week-end de Septembre, nous nous rendons à la Fête de l'Essonne à Chamarande, accompagnés de José et Christine, comme l'année dernière, ainsi que de Magalie et Fred, que nous avons convertis à ce grand rendez-vous essonien. Gros coup de chance : après des semaines de grisaille, le temps s'est remis au beau fixe et nous sommes bien décidés à profiter au maximum des spectacles de la journée sur l'immense pelouse du Domaine. Pour commencer, le Nain Fratelli Fiasco, dans un language imaginaire et poétique, nous embarque dans son fol univers et fait naître sous nos yeux un poussin, avant de se changer lui-même en volatile.
Puis, la Cie Le Montreur nous donne une leçon de dressage de marionnettes "Nonos", devant un parterre d'enfants ébahis et ravis.
Régis et José, grands reporters en arrière plan
Petit arrêt au lac magique, garni de sardines-ballons volantes
Justine et Sidonie n'en reviennent pas!
Jouer à sauter sur José, on ne s'en lasse pas!

Pendant que le reste de la bande fait la queue pour quelques barquettes de merguez-frites, Christine, Adrien, Elise, Eponine et moi allons admirer la Cie Pipototal et ses drôles de machines à roues et à ailes, qui déambulent gracieusement sur un chemin de torches. Impressionnée par les maquillages et l'aspect patibulaire des acrobates bricoleurs, Eponine s'éloigne du spectacle et s'enfonce dans la foule et ce n'est qu'avec l'aide des autres spectateurs et beaucoup de chance que nous parvenons à la rattraper avant qu'elle ne se perde tout à fait. On en est quitte pour une bonne frayeur mais après cet incident, je ne lâche plus sa main.

Le grand spectacle du soir, sur le thème des quatre éléments, est d'une originalité et d'une poésie à couper le souffle : cracheurs de feu, énormes bonhommes-ballons, échassiers, danseurs, dirigeables, équilibristes, hommes volants se succèdent et se transforment au gré du vent et du temps, dans une lenteur hypnotique. A certains moments, une impression de chaos se dégage de l'ensemble et puis tout à coup, les éléments se mettent en place et tout prend un sens nouveau. Un grandiose feu d'artifice, joliment intitulé "Variations sur le rêve" et proposé par la Cie Pyrozone, clôt la soirée, dans un déluge de musique étrange et envoûtante, signée Michel Augier. Tandis que je m'interroge sur le phénomène joussif de persistance rétinienne, Sidonie, squattant les genous de Magalie, regarde le ciel, fascinée. Eponine, quant à elle, dort déjà dans mes bras.

samedi 21 juin 2008

Sciences à l'école

Ce matin, l'école primaire d'Eponine organise un Forum des sciences, préparé par tous les élèves et leurs instituteurs. Régis, en bon membre de la FCPE, s'est levé tôt pour monter le stand des parents d'élèves et encourager les visiteurs à s'impliquer dans l'association afin de mieux défendre les intérêts des enfants. Cordial et vendeur, il accueille les parents d'un sourire et de quelques mots d'explication : on jurerait qu'il a fait ça toute sa vie!

La classe d'Eponine a travaillé sur les continents, à l'aide d'une carte géante, et sur les différentes formes d'habitats à travers le monde (immeubles, maisons en pisé, tentes, igloos..), dont ils ont réalisé des maquettes.D'autres élèves présentent leurs travaux sur les piles, les cinq sens, le recyclage et l'environnement.
Mais difficile d'obtenir des explications : Eponine est trop occupée à jouer à 1,2,3 soleil avec sa copine, tandis que Sidonie se débarrasse de son chapeau en le jetant par-dessus la grille de la cour.
Tout cela se termine en musique par un très beau spectacle de percussions dirigé par Slim, qui anime également l'éveil musical des tout-petits et que Sidonie aime beaucoup.

mardi 17 juin 2008

Pingouins et kangourous

A 19h, la classe d'Eponine et celle de son copain Valentin présentent un spectacle de chant et de danses de tous les continents, préparé avec une intervenante musicale tout au long de l'année. Eponine, très appliquée, participe à une chorégraphie africaine et chante une berçeuse antillaise et "La complainte du phoque en Alaska", ce qui n'est pas du goût de Sidonie qui proteste bruyamment.

Tout cela se termine par un "haka" explosif, interprété avec énergie et jubilation par tous les enfants, à la grande joie de leurs parents.

mercredi 2 avril 2008

Les Ephémères

Moi, le Marathon de Paris, c'est aujourd'hui mercredi que je le cours :
- Matin : préparer les filles et leurs affaires de la journée, petit-déj, emmener Eponine à son cours de poterie, faire quelques courses, donner à manger à Sidonie, aller rechercher Eponine, conduire jusqu'à Guyancourt. Là, on mange tranquillement avec mes parents. Et puis hop, il faut repartir.
- Après-midi : je conduis Maman et les filles jusqu'à Chevreuse, où on retrouve Mamie pour la maintenant traditionnelle chasse aux oeufs de Pâques, organisée par la maison de retraite pour les enfants et les personnes âgées. Mamie est impatiente de présenter ses arrières-petites filles à tout le monde et ne nous laisse pas le temps de souffler. Eponine va gentiment embrasser toutes les dames qu'elle connaît et Sidonie lance un "coucou" sonore à la cantonnade. Puis Eponine retrouve des copains de son âge et tous se précipitent avec leurs paniers pour débusquer les oeufs, les seniors sur leurs talons. A17h10, je récupère mes filles avec bien du mal et ramène Maman à Guyancourt.
Soirée : je repars en direction de Créteil et vais rejoindre quelques milliers de voitures pare-choc contre pare-choc sur l'A86. Une bonne heure plus tard, j'arrive enfin chez Colette, qui doit garder les enfants pendant que Régis et moi allons au théâtre. Hop hop, je dépose mes deux colis (piégés?) et leurs pyjamas, doudous et tétine, je règle mon GPS et zou, je repars pour la Cartoucherie de Vincennes où Régis m'attend déjà avec les places réservées.

Tout ça pour dire que ma soirée théâtre, je l'ai bien méritée.
Et ça tombe bien car le spectacle du Théâtre du Soleil, mis en scène par Ariane Mnouchkine, est magnifique.


"Les Ephémères", ce sont tous ces petits moments en apparence anodins mais qui façonnent notre existence, lui donnent un sens ou au contraire la réduisent à néant. A chacun de ces moments déterminants, nous nous comportons tantôt comme des Sauveurs - de notre propre vie ou de celles des autres - tantôt comme des Sabordeurs, capables d'insuffler de l'énergie positive dans un événement a priori tragique ou au contraire de noircir un moment heureux par notre bassesse et nos angoisses.
En une quinzaine de saynètes intimes étalées sur 3h10, le spectacle balaie la plupart des "accidents de la vie" : la mort d'un proche, le divorce, les dégâts de la drogue, les femmes battues, la pauvreté et l'échec social, l'identité sexuelle, la maladie. Et de ce magma vivant émergent des tristesses infinies et des instants de grâce pure. Les acteurs, plus d'une trentaine en tout sur scène et venant des quatre coins du monde, sont tous d'une fabuleuse vérité.
A la fin du spectacle, l'émotion des spectateurs est palpable et la salle applaudit sans faiblir pendant plus d'un quart d'heure, tandis que Régis et moi, au troisième rang et en plein milieu, nous levons pour mieux remercier les comédiens. Debout, à quelques mètres d'eux, je les regarde droit dans les yeux, un par un, et leur souris. Plusieurs répondent à mon regard, les yeux brillants de fierté. Le musicien Jean-Jacques Lemêtre, qui accompagne de son balcon les 3h de représentation, est acclamé puis tous les enfants-acteurs quittent la scène en courant et reviennent accompagnés d'Ariane Mnouchkine, qui a droit à une véritable ovation. Et là, l'actrice Juliana Carneiro Da Cunha, qui joue magnifiquement ses huit personnages et est sans doute la doyenne du Théâtre du Soleil, saisit la main d'un des enfants et y dépose un baiser.

jeudi 10 janvier 2008

La magie du spectacle

Sidonie assiste ce matin à son tout premier spectacle, conçu par Agnès Chaumier, une artiste du label "Enfance et Musique".
Il s'agit d'une succession de saynètes drôles, étranges ou poétiques : ombres chinoises, mîme, danse, chanson, jeux de mains, marionnettes à doigts, tous les moyens sont bons et les petits sont fascinés, attentifs et à certains moments enthousiastes.
A la fin de la représentation, Sidonie applaudit, un immense sourire aux lèvres.

jeudi 27 décembre 2007

Au cirque!


Jeudi 27, après avoir déposé Sidonie chez sa Mamè, on file à la Villette pour s'offrir, entre "grands" (cela inclut Eponine), une soirée cirque.

Le spectacle s'appelle "Taoub" ("tissu" en arabe), est interprété par une troupe d'acrobates originaires de Tanger et mis en scène par le chorégraphe français Aurélien Bory.
Il mêle habilement les figures traditionnelles de l'acrobatie marocaine et une vision plus moderne et humoristique du cirque et du mouvement.
Le seul accessoire utilisé sur scène par les douze acrobates est un immense drap blanc qui sert,
au gré des numéros, de rideau, montagne, trampoline, robe longue, mer, écran, projecteur.. Les performances physiques des artistes, véritables contorsionistes montés sur ressort, sont impressionnantes mais ce qui retient surtout l'attention, c'est la poésie et la drôlerie qui se dégagent de l'ensemble. Entre les pyramides humaines et les sauts périlleux, des scènes insolites à la Jacques Tati se glissent, suivis de tableaux oniriques comme celui, magnifique, de la jeune femme perchée sur les épaules de son comparse, portant l'étoffe blanche comme une robe de géante et tourbillonnant sur elle-même de plus en plus vite, telle un derviche tourneur.
Les enfants rient, participent, bougent, applaudissent, et les adultes en redemandent.

Un spectacle étonnant, qui parle à toutes les générations.

samedi 8 décembre 2007

6 ans - bis

Cette fois, on est bien le 8 Décembre, Eponine a 6 ans pour de bon et c'est au tour de la famille de venir célébrer ce grand jour.

Encore une fois, Eponine reçoit une montagne de cadeaux : la valise Totally Spies et le pistolet pour jouer aux espionnes, un set de maquillage (qu'elle étrenne imédiatement, assise les jambes croisées sur le canapé), la maison des Pet Shop, un livre au titre éloquent ("Prout de Mammouth") et le DVD d'"Anastasia" (qu'elle regardera 3 fois en une semaine : quand on aime, on ne compte pas).
Sans oublier deux invitations au spectacle : "Kirikou et Karaba" au théâtre avec mes parents et "Le Roi des Papas" en concert avec Maële et Régis. Elle reviendra enthousiaste à chaque fois : Kirikou, c'était "trop beau" et le Roi des Papas, il est "trop rigolo".

samedi 22 septembre 2007

Chamarande

Samedi très agréable à la Fête de l'Essonne au château de Chamarande : José, Christine, Elise et Adrien sont aussi de la partie et le soleil chauffe généreusement l'immense prairie du domaine.

Pendant qu'Eponine et Elise sont dans la "bulle" à écouter les histoires d'un conteur professionnel, nous feuilletons quelques albums au stand Bandes dessinées et récoltons au passage deux invitations pour le festival BD d'Igny.
Puis, spectacle de la compagnie "La Constellation", dont un sketch hilarant intitulé "Le Time-gobeur" (petite horloge magique qui permet d'avancer le temps lorsqu'on s'ennuie à mourir dans les files d'attente, les repas de famille...)
Dommage, les enfants ont raté l'atelier "Jeux de construction" ; il faudra revenir l'année prochaine.

Mais le clou de la journée reste à venir : le traditionnel feu d'artifice, cette année orchestré par le Groupe F. Dans les tons or et rouge, poétique, original, avec une musique plannante, c'est le plus beau que j'ai jamais vu.
Il nous faudra plus d'une demi-heure pour sortir du parking mais cela valait la peine.