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vendredi 21 août 2009

C'est ça, être parents

Quand nos enfants sont là, on songe avec nostalgie à toutes ces choses inaccessibles aux pauvres parents que nous sommes :
- Feuilleter le Pariscope, se faire une toile et un restau sympa en amoureux
- Faire une sieste, crapuleuse ou non, sans être dérangés
- Flâner dans les boutiques pour dénicher le petit tailleur / la commode art déco / la table de jardin dont on rêve depuis longtemps
- Aller voir la dernière exposition photo de Cartier-Bresson ou se promener seuls, la nuit, dans Paris
- Prendre son petit-déjeuner dans le calme
- Se coucher tard pour regarder les épisodes 9, 10, 11, 12 de Dexter, saison 2 et se réveiller encore plus tard le lendemain

Quand, par miracle, nos enfants ne sont pas là (en vacances à la mer avec leurs grands-parents et leur oncle et tante, par exemple), on se précipite pour faire toutes ces choses dont on rêve, justement.
On mange au restaurant, on se couche tard, on connaît toute la programmation du UGC Ciné Cité Les Halles par coeur, on se promène main dans la main sans horaires précis... Et c'est délicieux.

Mais le matin du 3ème jour (ou du 5ème, ou du 7ème, ça dépend des parents), on se réveille avec une drôle de boule dans la gorge. Et on songe avec nostalgie à l'irrésistible bouille de nos enfants, à leurs sourires, leurs câlins du matin, leur odeur de pain au chocolat ou de tartine beurrée, et même à leurs cris et à leurs pleurs. C'est là qu'on se rend compte que nos affreux jojos nous manquent.
Deux jours avant qu'ils ne rentrent, on n'en peut plus d'attendre, on est comme des lions en cage. Et quand enfin, ils sont de retour, on les embrasse à les étouffer et on oublie instantanément le cinéma, les sorties et l'expo qu'on a ratée. On s'empresse de leur préparer des grenadines, de les emmener au square ou à la piscine, de leur moucher le nez, de leur lire pour la énième fois "T'choupi fait une colère" et on est HEU-REUX.

C'est ça, être parents.

lundi 1 juin 2009

Loizeau s'envole














Ce soir, c'est au tour d'Emily Loizeau d'envoûter le public de la salle Paul B. de sa voix puissante et voilée de grande prêtresse folk. Avec son deuxième album "Pays sauvage", elle nous plonge avec délice dans un monde de songes, de soeurs, de grenouilles et de femmes à barbe, un monde merveilleux, habité et hors-norme.
Tour à tour princesse, sorcière, fillette, ange ou canaille, elle virevolte et vibre de tout son corps gracile au rythme des musiques d'inspiration anglo-saxonne et réunionnaise. L'impression de puissance et d'énergie est telle que le concert évoque, par moment, une sorte de catharsis à laquelle nous, public, serions invités à participer. Puis, l'humour et la gouaille de la chanteuse de "Jalouse" reprennent le dessus pour nous offrir, avec la complicité de ses musiciens, quelques intermèdes hilarants et décalés.

Un voyage aérien et éblouissant, d'où l'on ressort les yeux pleins d'étoiles.
Courrez-y!

vendredi 10 avril 2009

Delerm, de l'art, de l'air, de l'âme


Je ne dirai jamais assez tout le bien que je pense de la programmation musicale de la salle Paul B. de Massy : elle a le don de promouvoir avant tout le monde les stars de demain et de donner envie de revenir à des chanteurs confirmés qui ont fait leurs premiers pas ici.
Ce soir, c'est Vincent Delerm qui s'y colle, alors forcément, on y va et on se dit : on ferait mieux d'arriver en avance. Vu le monde qui est déjà dans la salle à notre arrivée, on n'a pas été les seuls à penser cela.
Delerm, il n'est jamais tout à fait où on l'attend. On le croit maladivement timide, il est juste tranquille et nonchalant, aussi à l'aise sur une scène qu'un chat sur un coussin de soie. Ses chansons semblent millimétrées, faites pour le studio, en fait elles ne prennent véritablement toute leur dimension qu'en public, bulles de vie légères, spontanées, aux paroles changeantes au gré de ses humeurs et de ses concerts. On le croit snob et bobo, il cultive l'auto-dérision, le politiquement incorrect et ne prend jamais, au grand jamais, son succès au sérieux. Son public a entre 7 et 77 ans, il a désormais les cheveux tout gris mais il est né en 76 - il a donc deux ans de moins que moi. Il fait très 16ème, tendance Porte de Bagnolet mais il est né à Evreux et a fait ses études à Rouen. On l'imagine sous l'influence de chanteurs intello torturés, il se réclame d'Alain Souchon, a été lancé par le comique des Deschiens François Morel et introduit dans sa maison de disque par Thomas Fersen, qui, lui confiait, fine mouche :
- Toi, ta grand force, c'est que tu fais marrer les gens.

Ce soir, Delerm fait, au sens propre, son cinéma.
Fan de François Truffaut et de l'humour poétique de Jacques Tati, il nous donne à entendre la voix de Souchon sur fond de photo de Jean-Pierre Léaud, période Antoine Doinel, et recrée le décor de la maison de "Mon Oncle". Il s'imagine en héro d'un improbable pastiche de film muet des années 30 tout en chantant son désormais célèbre "Monologue Shakespearien", puis exhume d'hallucinantes "réclames" provinciales projetées dans les cinémas des seventies.

En cinq minutes, avant même la fin de la première chanson, Delerm, pas rasé et l'air de ne pas y toucher, a déjà tout le public dans sa poche. Il fait la moue.
- On va encore me dire : Quand même vos spectacles, c’est très référencé…

Il nous fait rire, Delerm.
Mais il ne fait pas que ça. Quand, après un énième rappel, il entonne, seul, en piano-voix, sa chanson-fétiche "Châtenay-Malabry", la mélancolie de ce couple de quinquagénaires dont les enfants ont quitté le nid et qui s'ennuient dans leur trop grande maison de banlieue nous prend aux tripes.
Discrètement, on essuie notre petite larme en prenant le chemin de la sortie.

lundi 9 février 2009

Cali l'inclassable


Ce vendredi soir, nous avions rendez-vous avec Bruno Caliciuri, alias le chanteur Cali, en concert à la salle Paul B. de Massy pour présenter son dernier opus intitulé "L'Espoir". Nous l'avions déjà vu en public dans cette même salle il y a trois ans, alors qu'il commençait tout juste à être connu et avions été emballé par son talent explosif, sa formidable énergie et sa désarmante sincérité.
Et nous n'avons pas été déçu.

Après "L'Amour parfait" et "Menteur", deux albums centrés sur son malaise existentiel et ses déceptions amoureuses, Cali a décidé d'ouvrir les yeux sur l'extérieur et d'entrer en résistance sur des thèmes qui lui tiennent à coeur : la société, l'engagement, la solidarité. Héritier déclaré de Léo Ferré et Georges Moustaki, et plus près de nous de Lavilliers et Thiéfaine, Cali, notoirement de gauche, ne mâche pas ses mots, tant et si bien que son temps de parole dans les medias est comptabilisé avec le temps de parole du PS... Voilà sa punition pour avoir participé au concert du stade Charléty en 2007 et avoir ouvertement soutenu Ségolène Royal à l'élection présidentielle - la chanson-titre de l'album a d'ailleurs été rageusement écrite le soir de la victoire de Sarkozy. "L'Espoir" est donc un album politique, plein de bruit et de fureur, de colère et d'espoir justement, d'émotions fortes et d'amour pas parfait, mais bon c'est le seul qu'on ait. Et Cali est en passe de ravir à Renaud le titre de "chanteur énervé, voire énervant".

Ceci étant dit, qu'on adhère totalement au message délivré ou qu'on trouve certaines de ses revendications naïves ou exagérées, on ne peut qu'être embarqué par ses talents de musicien, sa fougue, la sincérité de ses engagements et cet énorme pouvoir de sympathie qui émane de lui lors de ses concerts.
Car en concert, Cali est toujours aussi bon, voire même meilleur qu'à ses débuts. Sa voix a encore gagnée en puissance et en maîtrise, ses musiciens sont au top et ses réarrangements de chansons nous les font découvrir une seconde fois. Quant à son énergie légendaire, elle n'a en rien été entamée par une cheville cassée et divers autres foulures en concert et à quarante piges passées, il continue de caracoler sur scène et dans les gradins.
Que voulez-vous, Cali, il est comme ça : fou, fou, fou.
Sincérité, engagement, et des putains de belles chansons, c'est le cocktail détonnant de Cali le magnifique.

dimanche 18 janvier 2009

Conversations avec ma mère

Pendant que notre baby-sitter Mathilde (elle est zentiiille, Matiil, hein Maman?) surveille nos deux schtroumphettes, nous filons au théâtre de Sceaux retrouver mes beaux-parents et leurs amis pour un spectacle drôle, émouvant et un brin nostalgique, Conversations avec ma mère, mis en scène par Didier Bezace d'après le film argentin de Santiago Carlos Ovès.
Jaime, la cinquantaine, est un cadre dynamique qui a toutes les apparences de la réussite sociale et du bonheur conjugal. Sa mère, octogénaire, vit en toute indépendance dans l'appartement prêté par son fils. Tous deux évoluent dans deux mondes parallèles et ont pris l'habitude de se dire des banalités, sans vraiment se parler ni s'écouter. La crise personnelle et financière que traverse le fils va changer la donne et rendre à leur relation mère-fils toute sa saveur, son humour, sa tendresse. En six conversations entrecoupées d'écrans noirs, à mesure que la carapace du fils se fissure, ils réapprennent à se connaître, à communiquer et explorent ensemble un passé qui, parfois, nous aide à éclairer le présent. Jusqu'à une magnifique séquence finale où Jaime enfant s'amuse à sauter dans les flaques d'eau qui parsèment la scène.
Il y a quelque chose de l'Amérique Latine dans cette histoire où plânent les fantômes d'Isabel Allende et de sa Maison aux esprits, mais aussi, grâce au jeu subtil et complice des comédiens Isabelle Sadoyan et Didier Bezace, quelque chose de profondément français.
D'ailleurs, les réactions enthousiastes de la salle en témoignent : combien de spectateurs ont visiblement retrouvé leur propre mère dans ces "Conversations.."!

vendredi 2 janvier 2009

Va, vis et deviens

Ethiopie, 1984
L'opération Moïse, visant à rapatrier en Terre promise les Falachas, ces juifs noirs d'Ethiopie descendant de la Reine de Saaba, bat son plein.
Un enfant de 9 ans est poussé par sa mère à se déclarer juif pour échapper à la misère et à la famine et est adopté par une famille française sépharade vivant à Tel-aviv.

A travers le voyage initiatique cet enfant, ses doutes, son sentiment d'imposture, sa douleur d'être séparé de sa mère, ses difficultés d'intégration dans la société israélienne, c'est tout le drame du déracinement et de l'identité qui est raconté dans ce film avec talent, finesse et un grand souffle épique par le réalisateur franco-roumain Radu Mihaileanu. Heureusement, Schlomo connaîtra aussi l'affection de sa famille d'accueil, le soutien de ses compatriotes et ses premiers émois amoureux, avant de découvrir qui il est vraiment et de rentrer de plein pied dans l'âge adulte.
Les scènes Ethiopiennes, d'une beauté déchirante, évoquent des épisodes de la Bible et le jeu des comédiens, à la fois intense et subtil, est d'une rare authenticité.
Un film magnifique, émouvant et profond, mais non dénué d'humour, à voir absolument!

lundi 7 avril 2008

Trois BDs

Planter des clous de Manu Larcenet
Ceux qui ont lu les trois premiers opus du "Combat ordinaire" attendent forcément avec impatience ce dernier tome de la saga de Marco-le-photographe-névrosé-qui-vit-à-la -campagne.
Et ils ne seront pas déçus, car il clôt le cycle en beauté.
Quant à ceux, s'il y en a encore, qui ne connaissent pas Manu Larcenet, précipitez-vous pour acheter les quatre albums de ce "Combat ordinaire" et dégustez-les sans modération. C'est beau, gai et triste, comme les "Mistrals gagnants" de Renaud. C'est vrai, c'est léger, c'est dur, ça fait chaud au coeur et mal au ventre. Personne ne ressemble à Marco et pourtant, Marco, c'est chacun d'entre nous. C'est la vie, la mort, la famille, l'amour, l'amitié, la culpabilité comme si vous y étiez.
Riez, pleurez, méditez. Et puis demandez-vous ce que c'est, pour vous, que de "planter des clous".
"Y'a pas à dire, quand elle n'est pas hideuse, la vie est magnifique"
"Nous ne pourrons pas nous passer de l'essentiel bien longtemps"

Blankets
de Craig Thompson
USA, années 70. C'est l'histoire douce-amère, miraculeuse, d'un premier amour. Celui qu'on ne vit qu'une fois - et encore, quand on a de la chance. Celui qui nous saisit et ne nous lâche plus, en dépit de la famille, de la société, de la religion, du bon sens. Celui qui nous construit, nous fait souffrir et nous aide à devenir adulte. Et qu'un jour on oublie, comme cette couverture patchwork au fond d'un vieux carton.

Là où vont nos pères de Shaun Tan
Grand Prix du dernier Festival d'Angoulême, "Là où vont nos pères" est un curieux et merveilleux album sans parole, sans bulle et sans bruit, qui raconte l'histoire universelle, tantôt tragique, tantôt exaltante de tous ces pères exilés qui décident de s'installer "ailleurs" pour faire vivre leur famille. Avec poésie et originalité, l'auteur nous fait revivre l'ambivalence des sentiments des immigrés arrivant en pays inconnu : l'angoisse de ne rien comprendre à des coutumes et à un language étranges, et l'émerveillement devant tant de nouveauté et d'exotisme. Et l'espoir, toujours, de s'en sortir et de réunir à nouveau sa famille.

mercredi 2 avril 2008

Les Ephémères

Moi, le Marathon de Paris, c'est aujourd'hui mercredi que je le cours :
- Matin : préparer les filles et leurs affaires de la journée, petit-déj, emmener Eponine à son cours de poterie, faire quelques courses, donner à manger à Sidonie, aller rechercher Eponine, conduire jusqu'à Guyancourt. Là, on mange tranquillement avec mes parents. Et puis hop, il faut repartir.
- Après-midi : je conduis Maman et les filles jusqu'à Chevreuse, où on retrouve Mamie pour la maintenant traditionnelle chasse aux oeufs de Pâques, organisée par la maison de retraite pour les enfants et les personnes âgées. Mamie est impatiente de présenter ses arrières-petites filles à tout le monde et ne nous laisse pas le temps de souffler. Eponine va gentiment embrasser toutes les dames qu'elle connaît et Sidonie lance un "coucou" sonore à la cantonnade. Puis Eponine retrouve des copains de son âge et tous se précipitent avec leurs paniers pour débusquer les oeufs, les seniors sur leurs talons. A17h10, je récupère mes filles avec bien du mal et ramène Maman à Guyancourt.
Soirée : je repars en direction de Créteil et vais rejoindre quelques milliers de voitures pare-choc contre pare-choc sur l'A86. Une bonne heure plus tard, j'arrive enfin chez Colette, qui doit garder les enfants pendant que Régis et moi allons au théâtre. Hop hop, je dépose mes deux colis (piégés?) et leurs pyjamas, doudous et tétine, je règle mon GPS et zou, je repars pour la Cartoucherie de Vincennes où Régis m'attend déjà avec les places réservées.

Tout ça pour dire que ma soirée théâtre, je l'ai bien méritée.
Et ça tombe bien car le spectacle du Théâtre du Soleil, mis en scène par Ariane Mnouchkine, est magnifique.


"Les Ephémères", ce sont tous ces petits moments en apparence anodins mais qui façonnent notre existence, lui donnent un sens ou au contraire la réduisent à néant. A chacun de ces moments déterminants, nous nous comportons tantôt comme des Sauveurs - de notre propre vie ou de celles des autres - tantôt comme des Sabordeurs, capables d'insuffler de l'énergie positive dans un événement a priori tragique ou au contraire de noircir un moment heureux par notre bassesse et nos angoisses.
En une quinzaine de saynètes intimes étalées sur 3h10, le spectacle balaie la plupart des "accidents de la vie" : la mort d'un proche, le divorce, les dégâts de la drogue, les femmes battues, la pauvreté et l'échec social, l'identité sexuelle, la maladie. Et de ce magma vivant émergent des tristesses infinies et des instants de grâce pure. Les acteurs, plus d'une trentaine en tout sur scène et venant des quatre coins du monde, sont tous d'une fabuleuse vérité.
A la fin du spectacle, l'émotion des spectateurs est palpable et la salle applaudit sans faiblir pendant plus d'un quart d'heure, tandis que Régis et moi, au troisième rang et en plein milieu, nous levons pour mieux remercier les comédiens. Debout, à quelques mètres d'eux, je les regarde droit dans les yeux, un par un, et leur souris. Plusieurs répondent à mon regard, les yeux brillants de fierté. Le musicien Jean-Jacques Lemêtre, qui accompagne de son balcon les 3h de représentation, est acclamé puis tous les enfants-acteurs quittent la scène en courant et reviennent accompagnés d'Ariane Mnouchkine, qui a droit à une véritable ovation. Et là, l'actrice Juliana Carneiro Da Cunha, qui joue magnifiquement ses huit personnages et est sans doute la doyenne du Théâtre du Soleil, saisit la main d'un des enfants et y dépose un baiser.

samedi 15 mars 2008

Petite Marie

Ce soir à 18h, Mathilde la baby-sitter est sur le pont, chargée de veiller sur nos deux petits matelots : nous allons voir Marie Cherrier en concert à La Cigale.

Bien que nous ne connaissions cette jeune chanteuse de 23 ans que depuis peu, nous sommes enthousiasmés par sa voix étrange, à la fois rauque et juvénile, son énergie communicative, sa générosité et son humour. Digne héritière de Brassens et Renaud (à qui elle a consacré une chanson, magnifique), elle ciselle des textes beaux et précis, où chaque mot est à sa place, dans un registre de langage inhabituel chez cette nouvelle génération de chanteurs. Le concert est d'autant plus émouvant que c'est la première fois que Marie Cherrier, encore peu connue, se produit dans une "grande" salle parisienne et on la sent tout à la fois traqueuse, émue et fière d'être là. Elle est d'ailleurs soutenue par son fan-club de la première heure, un groupe d'admirateurs qui la suit depuis ses débuts, fait le déplacement pour chacun de ses concerts et connaît la moindre de ses chansons par coeur. Au troisième rappel, en larmes, elle souffle :
- Ah, je m'en souviendrais, de la Cigale..
La réponse fuse, anonyme, amoureuse :
- Nous aussi, Marie!

vendredi 14 décembre 2007

"L'eau" de Jeanne Cherhal

Ce vendredi soir, je sors : Magali et moi allons voir Jeanne Cherhal en concert à Paul Baillard, pendant que nos hommes gardent les enfants.

En première partie, Abel K1, quelque part entre Calogero et Noir Désir, est très applaudi.
Puis Jeanne arrive et s'installe, frêle et souriante, au piano. Elle croise et décroise ses longues jambes... et elle envoie!
Quelle pêche, quelle voix!
Le concert est superbe et l'artiste généreuse, drôle, décalée. Le public apprécie et la rappelle deux fois. Elle conclut par la magnifique chanson "Merci".
Il fait très chaud et il est tard mais je serais bien restée encore un peu en si bonne compagnie.

Ecoutez "Quand on est très amoureux" :
http://www.youtube.com/watch?v=uSMLadp15MA
Ecoutez "Merci" :
http://www.youtube.com/watch?v=W1_xH5eQqe4&feature=related
de Jeanne Cherhal (extrait de l'album "L'eau")