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dimanche 2 novembre 2008

On dirait le Sud (sous la pluie)

C'est un endroit qui ressemble à la Lousiane,
à l'Italie

Il y a du linge étendu sur la terrasse
Et c'est joli
On dirait le Sud
Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement
Plus d'un millions d'années
Et toujours en été


Oui, eh bien Nino Ferrer, il ne doit pas connaître Aix-en-Provence à la Toussaint.
Parce qu'en cette saison, ça ne ressemble pas à l'Italie, le linge n'est pas étendu sur les terrasses (sinon il ne sècherait pas) et ce n'est pas toujours l'été.
Non, en Provence en automne, nous pouvons en témoigner nous qui y avons passé cinq jours, parfois IL PLEUT. Et parfois même, IL FAIT FROID et on allume le chauffage.

Cette mise au point étant faite, cela ne nous empêche pas de passer de bonnes vacances, grâce à Gaël et Laure, qui ont la gentillesse de nous accueillir chez eux avec nos deux schroumphettes. Leur maison est spacieuse, ainsi que leur jardin, équipé, ô miracle, d'un trampoline géant dont les enfants n'ont malheureusement pu profiter que le premier jour, en raison du climat passablement breton de la Provence.
Les deux petits garçons de nos hôtes, Killian, 4 ans et Elliott, 2 ans apprécient diversement la présence de nos deux chipies, et vice versa : tandis qu'Elliott est ravi de se trouver un compagnon de jeu et de cris en la personne de Sidonie, et que leur complicité va grandissante au fil de la semaine, Killian entreprend de taquiner ma grande fille, qui, armée de son sens de l'humour légendaire, chouine ou boude à la moindre pécadille, ce qui comble d'aise Killian et le fait redoubler d'effort. Jusqu'à ce qu'Eponine ait la subite inspiration de le taquiner à son tour, ce qui a pour résultat (fort heureusement le dernier jour seulement) de le faire pleurer et chouiner à volonté. Avec Laure, on en conclut que nous pouvons envisager le mariage des deux cadets mais qu'il vaut mieux éviter de remettre les deux aînés en présence l'un de l'autre avant une bonne dizaine d'années.

Monstres marins

La Danse de la Pluie (super efficace)

Les adultes, eux, s'entendent comme larrons en foire. Laure et moi échangeons avec bonheur diverses impressions sur nos enfants, nos hommes, l'éducation et notre vie de jeune maman débordée et nous organisons une réjouissante après-midi shopping dans Aix.
Quant aux garçons, leur complicité se cristallise autour de leur amour immodéré du jeu : jeux de société comme Carcassonne et Mort ou vif, qui nous valent quelques mémorables soirées animées, et surtout jeux vidéo comme Call of Duty 4, jeu de shooting en ligne, que Régis s'empresse d'acheter dès son retour à la maison (depuis, il passe des nuits à jouer en réseau avec Gaël, le téléphone vissé sur l'épaule, afin de prévenir son partenaire s'il y a "un gars armé derrière lui". Je vous laisse juge).

Mais nous ne passons tout de même pas ces cinq jours de vacances enfermés. Au programme :

- Visite, entre deux averses, d'un parc aux automates, un peu vieillot mais agréable, où les petits restent fascinés par la baleine mécanique tandis que les plus grands s'éclatent au mini-parcours d'accrobranche et à la tyrolienne. Suivi d'une activité "évidage de citrouille", et maquillage toile d'araignée, Halloween oblige.

Cherchez la princesse parmi les citrouilles

Killian en Capitaine Crochet...Et Elliott avec son maquillage "self-made"


- Balades dans le vieux Aix, avec ses fontaines et ses sympathiques boutiques locales et achat des incontournables calissons et olives aux chocolat

Chez Béchard, qui vend les meilleurs Calissons d'Aix du MONDE

- Petit dîner sans enfant dans l'excellent restau provençal "Chez Fréchaud"
(nous apprendrons au retour que Sido a vomi sur la pauvre baby-sitter)
- Et, clou de notre séjour, nous parcourons les ruelles pavées et sinueuses de Lourmarin, magnifique village du Lubéron aux petites places arrosées de fontaines, aux fenêtres et pas de portes fleuris, aux murs de pierre mangés de vignes. C'est un véritable havre de paix, où le temps semble s'être arrêté (mais sans doute beaucoup moins en été lorsque la foule des touristes débarque en tongs).
Nous déjeunons dans un endroit délicieux, "Le thé dans l'encrier", mi-librairie mi-salon de thé, qui nous régale de ses tartes aux légumes confis et de son incomparable fondant au chocolat puis visitons le château du village en compagnie d'une famille américaine, dont la fille de 6 ans devient instantanément la meilleure copine d'Eponine.


Le dernier soir, les enfants nous supplient de les laisser tous dormir dans la même chambre, les deux garçons dans un lit et les deux filles dans l'autre. Après une heure de chahutage et ricanements divers, on intervient vigoureusement et les enfants jurent leurs grands dieux qu'ils vont être sages. Pour le plaisir de voir leurs mines espiègles et réjouies, pour un peu, on ferait semblant de les croire.

mardi 8 juillet 2008

LES SOLDES!!!

Eponine étant en colonie et Sidonie en villégiature chez sa grand-mère, je suis libre, trois jours durant, de m'adonner à deux de mes activités favorites : faire du shopping et aller au cinéma.
253 boutiques et 5 séjours en salles obscures plus tard, je suis une femme com-blée (et accessoirement interdite banquaire).
Régis et moi nous accordons même un petit plaisir nostalgique : une bonne toile au grand UGC-Cité Ciné des Halles, suivie d'un dîner en amoureux au Père Fouettard, comme au bon vieux temps.

Mes trois jours de liberté futile se terminent en apothéose par une longue visite chez Sephora, afin de consommer le chèque cadeau offert par Maman pour mon anniversaire. Quel agréable sensation de flâner dans les rayons en se disant qu'on peut acheter tout ce qu'on désire, ou presque... On teste de nouveaux produits, on prend son temps, on se fait conseiller par les 5 vendeuses du magasin alternativement et puis, ça y est, notre petit panier est rempli. Et là, on passe à la caisse et on n'a même pas besoin se sortir la carte bleue!

dimanche 10 février 2008

La plénitude des 40 ans

Tout arrive : le 8 Février 2008, Régis a eu 40 ans.

Pour ceux qui le fréquentent depuis longtemps, moi y compris, cela vient comme une surprise tant c'est difficile à croire.

Régis, 40 ans??
Bah, si c'est vrai, alors cela signifie que 40 ans, c'est encore jeune.
D'ailleurs, comme dirait ma mère, Régis est le plus jeune "soixante-huitard" que nous connaissions.

Le hasard (et La Poste) ayant bien fait les choses, son cadeau tant désiré, et qui a nécessité la générosité de toute la famille, est livré pile le jour anniversaire.
Il s'agit d'un appareil photo Réflex Nikon D200, semi-pro, assorti d'un objectif Sigma 17-70mm, offert, lui, par ses amis. Dès son retour du labo, Régis se précipite sur le paquet et en 30 minutes, il a déjà tout déballé, fait quelques photos et même tenté de déchiffrer le manuel d'utilisation - en allemand sans traduction, c'est dire.
Quant à moi, bien décidée à fêter dignement les improbables 40 ans de mon mari, j'ai embauché une baby-sitter pour la soirée et projeté d'emmener mon petit vieillard au "Pavillon Européen", le seul restaurant un peu chic de la ville. Eponine, dans la confidence, a fort bien tenu sa langue jusqu'à présent mais à 19h, elle n'y tient plus et sautille autour de nous en chantonnant :
- J'aimerais bien qu'il soit 20h!
Régis lève un sourcil, intrigué, se demandant ce qui se trame derrière son dos.
Bientôt, la jeune Mathilde fait son apparition et roulez jeunesse, nous voilà partis.
Lorsque je tourne au coin de la mairie, Régis devine notre destination et se trouble : il venait d'avoir la même idée il y a deux jours. Ca donne le vertige : treize ans de vie commune et déjà télépathes. Et moi qui étais contre les Organismes Génétiquement Modifiés..
Par contre, s'il y a une chose à laquelle il n'avait pas pensé, c'est à la bougie sur son dessert, au poème que je lui ai écrit et au serveur qui lui souffle, grand seigneur :
"Joyeux anniversaire, Monsieur!"

Le dimanche, la fête continue à Maisons-Alfort avec toute sa famille et le jeune quadragénaire a préparé pour l'occasion une splendide pièce montée, qui, une fois n'est pas coutume :
- se tient bien droite
- ne s'écroule même pas lorsque nous passons un dos-d'âne

Mes neveux, dont c'est aussi l'anniversaire, s'empressent d'essayer leurs tout nouveaux shorties de plongée, leurs palmes et leurs tubas, déclenchant les hurlements de Sidonie, terrorisée par ces drôles de petits hommes grenouilles.

Nous feuilletons avec nostalgie l'album photo confectionné par Colette pour son fils et contenant les plus belles photos de lui de sa naissance à l'âge adulte. Sur les premières pages, la ressemblance avec Sidonie est notable - le nez, peut-être?
Et nous n'oublions pas d'apprécier à sa juste valeur les dommages collatéraux de la mode des années 70 : coupe au bol, pantalons en velours et lunettes ultra épaisses.

Et pour finir, une petite surprise :
http://www.youtube.com/watch?v=6CeO6OXQww0

dimanche 30 décembre 2007

Papa a 60 ans

Un certain 30 Décembre, il y a 60 ans de cela, naissait un petit garçon appelé Jacques B. (accessoirement : mon père).
Ce petit garçon, désormais sexagénaire et (presque) Général, a décidé de "fêter ça" au restaurant "Le Pasco", dans le quartier des Invalides, en compagnie de sa femme, ses enfants, ses petites-filles, ses deux soeurs et beaux-frères.
Repas excellent, décor chaleureux et ambiance agréable : nous sommes tous heureux de nous retrouver et de passer ce bon moment ensemble.
Annette a même rédigé un "compliment" drôle et émouvant pour son petit frère et chacun y va de ses souvenirs, de sa petite anecdote.

Quant à Eponine, elle est perplexe devant l'unique bougie qui orne le gâteau d'anniversaire (pourquoi pas 60??) mais est néanmoins fière d'aider son papy à la souffler.