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jeudi 16 avril 2009

Oeufs, chocolat, cloches et compagnie

C'est Pâques et la chasse aux oeufs et autre babioles en chocolat est ouverte.
On commence modestement, dans notre appartement de Massy. Les filles n'ont pas trop de mal à trouver les sucreries et les oeufs électroniques qui susurrent "Ouh ouh? Je suis là!".
On continue le lendemain dans le jardin de Guyancourt. Là, ça se corse : Eponine et Sidonie doivent se creuser un peu plus la cervelle car les possibilités de cachette sont infinies.

Je l'ai trouvéééé!!

On est tous de grands enfants

Coincée, moi?

On termine en beauté par la traditionnelle chasse aux oeufs au pays des seniors, dans la maison de retraite de Grand-Mamie. Les oeufs ne sont pas en chocolat mais les petits vieux ne sont pas les derniers pour se chicaner, se reprochant mutuellement d'en ramasser trop et de ne pas en laisser assez aux autres.
Les gosses, eux, s'en moquent : leurs paniers sont déjà pleins.

Bonne pioche

Un bandage de circonstance pour Mamie qui est tombée sur la tête...

samedi 7 février 2009

Mamie à la clinique

Souffrant d'une infection du poumon et d'une diminution de sa capacité respiratoire, ma grand-mère est hospitalisée depuis une semaine dans une clinique ultramoderne de St Rémy-les-chevreuse. Elle dispose d'un appareil à oxygène et passe une bonne partie de ses journées à se reposer dans un fauteuil ou dans son lit.
Malgré la neige qui tombe drue, je décide de profiter de mon samedi pour aller lui rendre une petite visite.
A mon arrivée, elle semble surprise et met quelques instants à me reconnaître pour de bon mais très vite, elle engage la conversation et me demande des nouvelles des enfants. Elle sourit de plaisir à la vue des dessins des filles que je lui ai apportés, admire celui d'Eponine et commente joyeusement les gribouillages de Sidonie.
A certains moments, elle manifeste un intérêt quasi obsessionnel pour de petits détails de sa vie à l'hôpital et les minuscules contrariétés du jour la perturbent plus que de raison mais dans l'ensemble, elle a toute sa tête et fait beaucoup d'efforts pour être autonome et stimuler sa mémoire.
Elle me raconte avec animation des épisodes maintes fois évoqués des aventures de Pépé pendant la guerre et lorsqu'un nom d'homme ou de lieu lui échappe, elle hoche la tête :
- Dommage que ton frère Nicolas ne soit pas là, lui, il se souviendrait de tous les détails...

Un vieux monsieur aux épais cheveux blancs et au regard perçant passe la tête dans l'embrasure de la porte et, de sa démarche hésitante, pénètre dans la chambre. C'est un patient qui, aux dires d'une aide-soignante, aime se balader dans les couloirs et aller là où bon lui semble. On lui demande s'il sait où est sa chambre. Il pointe un doigt décharné vers le lit de Mamie en murmurant :
- Là!
Il se dirige ensuite vers la porte-fenêtre, qui donne sur un petit square et entreprend d'ouvrir les deux battants. On l'en dissuade :
- Vous ne pouvez pas aller dehors, Monsieur : il neige, et vous êtes en chaussons!

Il se ravise et silencieux, va s'asseoir sur un fauteuil en face de ma grand-mère. Il semble apaisé d'être là.

dimanche 28 décembre 2008

... et toujours Noël

Allez, c'est reparti pour un dernier goûter de Noël, cette fois à l'Ermitage, la maison de retraite de ma grand-mère. Le Père Noël, sympa, a fait le déplacement, ainsi qu'un clown bariolé chargé de distraire les pensionnaires et les quelques enfants présents.


Eponine et Sidonie ont tenu à amener leurs déguisements, l'une de princesse russe, l'autre de Belle dans La Belle et la Bête et elles remportent un succès fou auprès des grands-mères et grands-pères qui ne se gênent pas pour les embrasser comme du bon pain.

L'ambiance est bon enfant, les gâteaux sont appétissants, de petits cadeaux sont distribués aux enfants et Mamie est ravie, comme d'habitude, de montrer ses arrières-petits-filles qui se laissent faire de bonne grâce.


De retour à Guyancourt, les filles, bien décidés à prolonger la fête, se mettent à danser dans le salon sur la chanson préféré d'Eponine lorsqu'elle était bébé :
- Jamais on n'a vu, jamais on ne ver-ra, la famille tor-tue courir après les rats...

jeudi 4 décembre 2008

Aide-toi et le ciel t'aidera

Une fois n'est pas coutume, je me fais le plaisir d'aller deux fois au cinéma cette semaine.

La première fois seule, pour déguster le délicieux "Aide-toi et le ciel t'aidera" de François Dupeyron, avec Félicité Wouassi et Claude Rich, tous deux formidables. Le sujet, les galères d'une mère black de quatre enfants dans une cité des Mureaux, est déprimant à souhait : tandis que le mari meurt le jour du mariage de la fille aînée, le fils aîné, petit dealer, se retrouve en prison, la fille cadette avoue qu'elle est enceinte de 7 mois de père inconnu et le dernier fils manque de se tuer en faisant de la mobilette sur le toit de l'immeuble. Mais vous me croirez si vous voulez, le film n'est pas triste du tout, il est même bourré d'humour, de chaleur et d'espoir. On frissonne, on rit, on s'émeut, on vibre à l'unisson de cette mère-courage qui ne s'avoue jamais vaincue et dont la devise est : "Pour chaque problème, il y a toujours une solution".
Le réalisateur semble avoir retrouvé la recette magique des comédies italiennes comme "Affreux, sales et méchants'" ou du "Raining stones" de Ken Loach : derrière la misère et les ennuis apparemment insurmontables, il y a le rire, il y a... la vie.
François Dupeyron, au centre du débat qui suit la projection, se révèle un auteur passionnant, intelligent et ouvert, loin de l'image sombre et torturée que peuvent donner de lui certains de ses films comme "La Chambre des officiers". Il n'hésite pas à partager avec les spectateurs ses doutes de metteur en scène et l'air de rien, nous en apprend beaucoup sur son métier.

Le lendemain soir, Magalie et moi allons trembler et souffrir devant le terrifiant "L'échange" de Clint Eastwood avec Angelina Jolie, l'histoire véridique, dans les années 20, d'une jeune mère célibataire, Christine Collins, dont l'enfant disparaît, puis lui est rendu trois mois plus tard. Sauf que Christine Collins ne cessera jamais de clamer que ce garçonnet-là n'est pas son fils, même lorsqu'on essaiera de la faire passer pour folle et qu'elle sera internée en hôpital psychiatrique. Le film est très dur mais magnifiquement interprété et mis en scène et on sort de là assommé, les jambes coupés, le souffle court.
Ames (trop) sensibles s'abstenir!

mercredi 9 janvier 2008

Noël à l'Ermitage

Ce mercredi, la maison de retraite de Mamie Yvette organise un arbre de Noël pour les enfants du personnel et les petits-enfants des pensionnaires.
Nous débarquons donc vers 15h, Maman, Eponine, Sidonie et moi et retrouvons Mamie et son amie Mme B. dans la grande salle. L'animation est assurée par une maquilleuse et un gonfleur de ballons particulièrement doué, qui fabrique à la demande des caniches, des fleurs, des chapeaux, des escargots, et même un vélo, le "Bip-Bip" de Tex Avery et le costume d'Astérix.Les enfants sont fascinés et ne se lassent pas de le regarder faire, Eponine en tête. Sidonie, intimidée par toutes ces personnes âgées inconnues, reste cramponnée à moi une bonne partie de l'après-midi mais n'oublie pas de donner de la voix dès qu'on la contrarie et de piquer des morceaux de gateaux dans les assiettes de ses voisins. Quant aux pensionnaires, ils semblent ravis de voir les enfants s'amuser et s'émerveillent tout autant devant le gonfleur de ballons. Seul bémol de la journée : le faux Père Noël effraie Sidonie et distribue des cadeaux aux seuls enfants du personnel, excluant une Eponine terriblement déçue.
De retour à Guyancourt, pour la consoler, Maman lui permet d'emporter un DVD de son choix et Eponine opte pour... "Cendrillon", qu'elle connaît déjà par coeur mais "c'est trop beau', alors..