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lundi 21 juillet 2008

Week-end au Zoo

Nous avions promis d'y emmener les filles, alléchées par les photos des tigres blancs aux yeux bleus sur les prospectus : nous voilà en route pour le Loir-et-Cher, afin de découvrir le fameux zoo de Beauval à St Aignan, qui a la réputation d'être un des plus beaux de France. Partis le samedi, nous nous arrêtons au château de Blois, assez beau, et assistons à un spectacle d'escrime ancienne dans le plus pur style "Trois mousquetaires".

Après une bonne glace à la terrasse d'un café du vieux centre-ville, nous passons par hasard devant une scène montée sur une petite place. Intriguée, je dévisage les occupants de la scène, munis de micro et de guitares et stupéfaite, je reconnais... Marie Cherrier, qui nous avions vue en concert à La Cigale en Mars dernier! Comme elle donne un concert gratuit plus tard dans la soirée, elle fait une répétition et quelques réglages son et lumière avec ses musiciens, en public et en pleine ville. Ravis de cette aubaine, on reste l'écouter une bonne heure durant, savourant le plaisir de pouvoir admirer de très près la chanteuse et profitant à fond de ce petit concert privé. Eponine et Sidonie, béates, s'assoient sur un banc face à l'estrade et applaudissent à tout rompre.























Mais il est temps de rejoindre notre chambre d'hôtes, où nous attend la propriétaire, une dame charmante qui nous indique le seul restaurant du coin encore ouvert (il est 20h15), commentant, philosophe :
-C'est pas Paris, ici!
Nous dînons, détendus et heureux, au bord d'un canal, regardant passer les péniches dans le soleil couchant..


Après une nuit passablement agitée (nos filles ont bien dormi mais la petite de la chambre attenante s'est réveillé trois ou quatre fois en hurlant...), on se précipite au guichet du zoo pour commencer la visite et en profiter au maximum. Le zoo de Beauval est à la hauteur de sa réputation : immense, très bien entretenu, avec des animaux visiblement en pleine santé, un grand nombre d'espèces, des enclos bien aménagés et sans grillage et de belles animations. En un mot : la rolls des zoos. Le spectacle de rapaces est très impressionnant, avec les oiseaux les plus gros que j'aie jamais vus voler. La savane africaine est sans clôture et on peut pratiquement toucher zèbres et girafes. L'îlot des manchots est très réussi, tout comme les serres tropicales, remplies d'oiseaux exotiques fabuleux en liberté, de koalas, de chimpanzés et d'orangs-outans au regard curieusement humain, d'énormes gorilles rugissants, de poissons multicolores et de lamentins, ces drôles de monstres des mers apathiques et doux.






















Mais le clou du zoo, ce sont ses fauves : pumas, panthères, lions magnifiques et puissants, tigres blancs aux yeux bleus, on ne sait plus lesquels admirer. Leur repas, vers 19h, est un grand moment de violence : à l'approche de la camionnette de nourriture, les fauves tournent en rond dans leur cage, boules de muscles et de nerf, et déchiquettent des poulets entiers dans un bruit d'os brisés.

C'est sur cette image édifiante qu'on reprend la route, épuisés mais heureux.

lundi 12 mai 2008

Le Joli Mois de Mai

Un parfum d'été flotte sur Paris! Je m'empresse de remiser bottes et manteaux au garage et de ressortir shorts, T-shirts et sandalettes. J'entends bien profiter de ce long week-end pour paresser au soleil.

Bon, en fait de paresser, nous fêtons la victoire du 8 Mai au zoo de Cheptainville, avec pic-nique dans un champs de colza, verre en terrasse et glace à l'eau.


Ce petit zoo privé bien sympathique accueille peu d'animaux exotiques mais les enfants peuvent approcher et toucher pratiquement tous les spécimens : oies, paons, cochons, chèvres, ânes, vaches des Highlands, lamas, moutons, perroquets et perruches et même des tortues et des serpents de 2m de long. Naturellement, les filles ne se privent pas de faire connaissance de très près avec tout ce qui porte poils, plumes ou écailles.



Le lendemain soir, nous dînons chez les Guilloteau, qui viennent de mettre en vente leur maison. Est-ce la dernière fois que nous profitons de leur immense jardin et de leur poulailler?
Comme à leur habitude, Flore, Alice, Eponine et Sidonie se déguisent et vers 23h30, nous découvrons le princesse Poupoune écroulée sur le canapé, la bouche grande ouverte et le costume de travers, profondément endormie.
Le dimanche, nouveau pic-nique sur la coulée verte près d'Antony avec Magalie et ses enfants Justine et Alexis, pendant que le papa Fred s'échine à refaire leur salle de bain à neuf. La chaleur est assez étouffante et tandis que les adultes se prélassent tels des lézards anémiés, les enfants courent en tous sens et font des roulades dans l'herbe brûlée.

Après tous ces efforts, un passage aux fontaines de Vilmorin s'impose : Eponine plonge avec délice dans les jets d'eau mais Sidonie, hésitante, reste à distance pour ne pas être trop arrosée.
On termine la journée tous ensemble autour d'un canard sauce au coing et d'une tarte au flan (léger, léger)
Le lundi, mes parents nous font une petite visite et les filles insistent pour retourner aux fontaines où nous croisons... Magalie, devenue accro.

Puis, pour clore le week-end, on s'installe tous les quatre devant "La Gloire de mon père" d'Yves Robert et, heureux, on se laisse bercer par les accents chantants du petit Marcel et du grand Joseph et par le cri-cri des cigales provençales...