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vendredi 29 mai 2009

Pour Mamie


On n'avait pas trop la tête à ça...
... mais pour la photo et pour Mamie Yvette, on esquisse un sourire.

dimanche 25 janvier 2009

On n'est pas beaux, tous les quatre?

Deux photos de nous quatre pour inaugurer en beauté cette nouvelle année 2009.
Profitez-en, c'est une fois par an seulement!

Trouvez les 7 différences

samedi 16 août 2008

Découverte de la Camargue

On quitte à regret le soleil cévenol et notre superbe gîte pour reprendre la route en direction de Sète, où nous avons prévu de retrouver Julie, Vévé et Pablo pour une après-midi de plage. Manque de chance, d'autres vacanciers ont eu la même idée que nous et après plusieurs heures d'embouteillage, nous ne passerons qu'à peine deux heures ensemble, juste le temps de se raconter les dernières péripéties de nos vies mouvementées, s'extasier devant les progrès de nos rejetons respectifs, piquer une petite tête dans l'eau fraîche et avoir une pensée émue pour Georges Brassens et sa belle "Supplique pour être enterré sur la plage de Sète".

De là, re-embouteillage et installation, enfin, à Arles, où nous attendent huit jours de luxe, calme et volupté. Un grand studio avec balcon à proximité de la ville, des propriétaires accueillants et "avé l'accent" et une piscine ma-gni-fique, que demander de plus?

Quand les filles jouent aux petites vendeuses de glace

Dès que nous mettons le pied dans la vieille ville d'Arles, Régis et moi avons le coup de foudre pour ses ruelles colorées qui fleurent bon l'huile d'olive et rapellent l'atmosphère de certaines villes d'Italie ou du Maghreb. Ni sale ni trop policée, Arles est à la fois authentique, avec ses fontaines, sa vie de quartier, ses bistrots, ses petits commerces locaux, et touristique, avec ses boutiques à souvenirs, ses belles arènes antiques et ses terrasses de café. On ne se lasse pas de se perdre dans le dédale de ses rues, au hasard de notre inspiration, l'appareil photo dans une main et un cornet de glace dans l'autre.
Et on profite de la présence des Rencontres photographiques d'Arles pour aller admirer une exposition de Richard Avedon hébergée au cloître St Trophime.

A trente minutes de là au coeur des Alpilles, le village des Baux-de-Provence, sans doute sublime en dehors de la saison touristique, regorge d'envahisseurs en short et il est impossible de s'y garer en plein jour à moins de 5km à la ronde. Par contre, dès la tombée de la nuit, il n'y a plus âme qui vive et la cité médiévale, perchée sur son promontoire rocheux, se transforme en un théâtre d'ombres spectaculaire et mystérieux, à peine troublé par le bruissement du vent.


A la sortie de la ville, la Cathédrale d'Images, aménagée à l'intérieur d'une carrière de pierre par Albert et Anne Plécy, propose depuis 1977 de magnifiques spectacles sons et lumières. Cette année, Van Gogh est à l'honneur et nous profitons de la fraîcheur des galeries pour nous relaxer, danser sur un parterre d'iris projetées au sol et s'émerveiller devant les portraits géants et les paysages indigo d'Auvers-sur-Oise. Un moment de pure magie, même pour les petites qui ne connaissent pas l'oeuvre du peintre.

On ne peut guère passer une semaine à Arles sans faire une incursion en Camargue profonde, celle des chevaux sauvages, des flamands roses et des gardians et leurs taureaux. Sur la petite route qui longe les marais, on joue aux chasseurs d'images mais les animaux se tiennent à distance et il nous faut renoncer aux traditionnels gros plans de chevaux blancs au galop. Quant aux moustiques, omniprésents, ils ont moins de scrupules et n'hésitent pas à venir nous chatouiller la peau.

Tout au bout de la départementale, Salins-de-Giraud vaut le détour avec son atmosphère étonnante de petite ville minière, ses maisons de corons en brique rouge, ses lotissements bien quadrillés et ses salines toutes proches qui s'étirent jusqu'à la mer. Le paysage évoque davantage le Pas-de-Calais que la Provence ; ah tiens, il pleut.

Mais l'attraction arlésienne par excellence, ce sont les courses camarguaises qui ont lieu chaque mercredi dans les arènes de la ville. Un groupe de jeunes volontaires de la région pénètre dans l'arène et, à tour de rôle, tente de saisir la cocarde nichée entre les cornes du taureau. Rapidité, ruse, agilité et souplesse sont les clefs de leur réussite : les taureaux sont hargneux, courent vite et n'hésitent pas à sauter par-dessus la balustrade pour courser leur assaillant lorsqu'ils sont piqués au vif! La mise à prix de la cocarde fait l'objet d'enchères et les annonces sont souvent insolites ou cocasses : 2€ de plus pour l'agence immobilière Mastuvu, 3€ de plus pour Julie qui se marie dans 3 jours, 5€ de plus pour le poissonnier "A la belle truite" de la rue Clémenceau etc.
Un petit air de Roland Garros?Heureuse coïncidence, mon amie d'enfance Charlotte, son mari Philippe et ses deux enfants Matéo, 6 ans et Lisa, 2 ans sont eux aussi en vacances à quelques kilomètres de là, juste à côté de St Rémy de Provence. Nous les rejoignons pour une après-midi de feria assez décevante, où après une heure d'attente derrière des grilles, nous peinons à apercevoir le taureau serré de près par les gardians à cheval. Mais l'atmosphère est festive, et grands et petits sont heureux de se retrouver sous une tonnelle devant un apéritif.


Bon, le soleil n'a pas toujours été au rendez-vous mais malgré cela, le charme provençal a opéré et nous sommes tous bien décidés à revenir l'année prochaine... mais pour quinze jours cette fois!

Petit taureau deviendra grand

A bientôt!

dimanche 30 mars 2008

Lignes subtiles

Ce dimanche, pas vraiment aidés par le changement d'heure, on arrive à 17h30 devant la grille de la Maison Européenne de la Photographie, rejoignant la longue file des retardataires. Et là, petit miracle : une jeune femme s'avance vers moi et propose de me céder gratuitement son invitation pour deux personnes :
- Comme ça (elle désigne la poussette), vous n'aurez pas besoin de faire la queue.
Ravis de notre bonne fortune, on passe devant tout le monde, évitant 30 minutes d'attente. Au deuxième étage, on s'attarde devant une rétrospective des photos d'Edouard Boubat, "correspondant de paix" de 1946 à 1999. Certaines images, notamment parisiennes, sont très célèbres et rappellent un peu, par leur style spontané et poétique, l'univers de Doisneau mais d'autres, moins connues, prises en Inde ou au Maroc, sont tout aussi réussies.

On monte d'un étage et on admire l'originalité et l'humour de Shoji Ueda : ce photographe japonais contemporain est connu pour avoir mis en scène des membres de sa famille ainsi que des célébrités dans des paysages de dunes, avec des accessoires ludiques comme des parapluies, des chapeaux, des tapis etc. Le résultat, en plus d'être techniquement parfait et harmonieux, est décalé, souvent drôle et étonnamment fidèle à la personnalité profonde du modèle.

On termine la visite par les constructions/déconstructions de Peter Knapp : l'artiste photographie en gros plan des détails d'un objet ou d'un paysage et "reconstitue" l'intégralité de la vue en recollant ses images les unes aux autres, mais dans un ordre chamboulé, non conforme à la réalité, recréant ainsi une autre "image" fantasmée. Une dame étrangère, perplexe devant une "déconstruction" de bottes de foin, me demande, avec force gestes, s'il s'agit de nids d'oiseaux. Eponine rigole devant un paysage de palmiers :
- Regarde, il les a remis n'importe comment, ils sont de travers!
Puis elle se tourne vers sa soeur et toutes deux courent jouer à chat-glacé à travers la galerie, sous les regards tantôt amusés, tantôt réprobateurs, des visiteurs.

vendredi 14 mars 2008

Elles sont pas belles?

dimanche 9 mars 2008

Un Dimanche au musée

Sitôt la sieste de Sidonie finie, toute la famille embarque pour Paris, direction : La Conciergerie.
La Grande Salle d'Armes du musée abrite une très belle expo photo d'Alain Volut intitulée "Terre natale, Pays Dogon". Les clichés, tous en noir et blanc, représentent des hommes (posant ou en action), des paysages, des scènes de la vie quotidienne, des gros plans de textures (pierre, troncs d'arbre) en lien avec les coutumes, la culture et l'environnement du peuple Dogon. En plus des photographies, des statuettes sont disséminées ça et là sur un lit de sable, dont certaines rappellent, en plus petites, les statues de l'île de Pâques. Cette belle mise en scène donne une atmosphère un peu mystique à l'exposition et nous fait ressentir à quel point ce peuple fait corps avec la Nature et nous renvoie à nos origines.

On en profite également pour visiter les prisons de la Conciergerie, qui impressionnent beaucoup Eponine. Elle n'est qu'à moitié rassurée lorsque Régis lui montre le greffier (en cire), chargé de noter le nom des condamnés.

dimanche 10 février 2008

La plénitude des 40 ans

Tout arrive : le 8 Février 2008, Régis a eu 40 ans.

Pour ceux qui le fréquentent depuis longtemps, moi y compris, cela vient comme une surprise tant c'est difficile à croire.

Régis, 40 ans??
Bah, si c'est vrai, alors cela signifie que 40 ans, c'est encore jeune.
D'ailleurs, comme dirait ma mère, Régis est le plus jeune "soixante-huitard" que nous connaissions.

Le hasard (et La Poste) ayant bien fait les choses, son cadeau tant désiré, et qui a nécessité la générosité de toute la famille, est livré pile le jour anniversaire.
Il s'agit d'un appareil photo Réflex Nikon D200, semi-pro, assorti d'un objectif Sigma 17-70mm, offert, lui, par ses amis. Dès son retour du labo, Régis se précipite sur le paquet et en 30 minutes, il a déjà tout déballé, fait quelques photos et même tenté de déchiffrer le manuel d'utilisation - en allemand sans traduction, c'est dire.
Quant à moi, bien décidée à fêter dignement les improbables 40 ans de mon mari, j'ai embauché une baby-sitter pour la soirée et projeté d'emmener mon petit vieillard au "Pavillon Européen", le seul restaurant un peu chic de la ville. Eponine, dans la confidence, a fort bien tenu sa langue jusqu'à présent mais à 19h, elle n'y tient plus et sautille autour de nous en chantonnant :
- J'aimerais bien qu'il soit 20h!
Régis lève un sourcil, intrigué, se demandant ce qui se trame derrière son dos.
Bientôt, la jeune Mathilde fait son apparition et roulez jeunesse, nous voilà partis.
Lorsque je tourne au coin de la mairie, Régis devine notre destination et se trouble : il venait d'avoir la même idée il y a deux jours. Ca donne le vertige : treize ans de vie commune et déjà télépathes. Et moi qui étais contre les Organismes Génétiquement Modifiés..
Par contre, s'il y a une chose à laquelle il n'avait pas pensé, c'est à la bougie sur son dessert, au poème que je lui ai écrit et au serveur qui lui souffle, grand seigneur :
"Joyeux anniversaire, Monsieur!"

Le dimanche, la fête continue à Maisons-Alfort avec toute sa famille et le jeune quadragénaire a préparé pour l'occasion une splendide pièce montée, qui, une fois n'est pas coutume :
- se tient bien droite
- ne s'écroule même pas lorsque nous passons un dos-d'âne

Mes neveux, dont c'est aussi l'anniversaire, s'empressent d'essayer leurs tout nouveaux shorties de plongée, leurs palmes et leurs tubas, déclenchant les hurlements de Sidonie, terrorisée par ces drôles de petits hommes grenouilles.

Nous feuilletons avec nostalgie l'album photo confectionné par Colette pour son fils et contenant les plus belles photos de lui de sa naissance à l'âge adulte. Sur les premières pages, la ressemblance avec Sidonie est notable - le nez, peut-être?
Et nous n'oublions pas d'apprécier à sa juste valeur les dommages collatéraux de la mode des années 70 : coupe au bol, pantalons en velours et lunettes ultra épaisses.

Et pour finir, une petite surprise :
http://www.youtube.com/watch?v=6CeO6OXQww0

samedi 19 janvier 2008

Photoclubbing
















Janvier est le "mois de la photo" dans la ville de Palaiseau et à cette occasion, le Club photo de la ville organise de petites expositions à la MJC locale.
Comme c'est proche de chez nous, même deux enfants en bas âge ne constituent pas une excuse suffisante pour ne pas y faire un saut.
L'exposition sur la ville de Seattle, conçue par une jeune expatriée en poste là-bas, est assez décevante. Les photos ne sont pas techniquement extraordinaires ; quant à l'esthétique froide de Seattle, le moins que l'on puisse dire, c'est que cela ne me donne pas envie d'y passer un week-end.
Par contre, on sort enthousiasmés de l'expo sur Madagascar. Réalisées en seulement 3 semaines au cours d'un périple sur la RN7 qui traverse le pays de part en part, les photos sont magnifiques : belles couleurs chaudes de fin d'après-midi, grains de la pellicule apparent, paysages sublimes et parfaitement composés, tirages soignés.

Avec Régis, on se prend à rêver de grands voyages en sacs à dos (traduisez : sans enfant) et de longues soirées passées dans une salle de bain, sous la lumière inactinique, les mains dans le révélateur.