Ce dimanche, pas vraiment aidés par le changement d'heure, on arrive à 17h30 devant la grille de la Maison Européenne de la Photographie, rejoignant la longue file des retardataires. Et là, petit miracle : une jeune femme s'avance vers moi et propose de me céder gratuitement son invitation pour deux personnes :
- Comme ça (elle désigne la poussette), vous n'aurez pas besoin de faire la queue.
Ravis de notre bonne fortune, on passe devant tout le monde, évitant 30 minutes d'attente. Au deuxième étage, on s'attarde devant une rétrospective des photos d'Edouard Boubat, "correspondant de paix" de 1946 à 1999. Certaines images, notamment parisiennes, sont très célèbres et rappellent un peu, par leur style spontané et poétique, l'univers de Doisneau mais d'autres, moins connues, prises en Inde ou au Maroc, sont tout aussi réussies.- Regarde, il les a remis n'importe comment, ils sont de travers!
Puis elle se tourne vers sa soeur et toutes deux courent jouer à chat-glacé à travers la galerie, sous les regards tantôt amusés, tantôt réprobateurs, des visiteurs.

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