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mardi 21 juillet 2009
dimanche 19 juillet 2009
samedi 16 août 2008
Découverte de la Camargue
On quitte à regret le soleil cévenol et notre superbe gîte pour reprendre la route en direction de Sète, où nous avons prévu de retrouver Julie, Vévé et Pablo pour une après-midi de plage. Manque de chance, d'autres vacanciers ont eu la même idée que nous et après plusieurs heures d'embouteillage, nous ne passerons qu'à peine deux heures ensemble, juste le temps de se raconter les dernières péripéties de nos vies mouvementées, s'extasier devant les progrès de nos rejetons respectifs, piquer une petite tête dans l'eau fraîche et avoir une pensée émue pour Georges Brassens et sa belle "Supplique pour être enterré sur la plage de Sète".

De là, re-embouteillage et installation, enfin, à Arles, où nous attendent huit jours de luxe, calme et volupté. Un grand studio avec balcon à proximité de la ville, des propriétaires accueillants et "avé l'accent" et une piscine ma-gni-fique, que demander de plus?Dès que nous mettons le pied dans la vieille ville d'Arles, Régis et moi avons le coup de foudre pour ses ruelles colorées qui fleurent bon l'huile d'olive et rapellent l'atmosphère de certaines villes d'Italie ou du Maghreb. Ni sale ni trop policée, Arles est à la fois authentique, avec ses fontaines, sa vie de quartier, ses bistrots, ses petits commerces locaux, et touristique, avec ses boutiques à souvenirs, ses belles arènes antiques et ses terrasses de café. On ne se lasse pas de se perdre dans le dédale de ses rues, au hasard de notre inspiration, l'appareil photo dans une main et un cornet de glace dans l'autre.
Et on profite de la présence des Rencontres photographiques d'Arles pour aller admirer une exposition de Richard Avedon hébergée au cloître St Trophime.




A trente minutes de là au coeur des Alpilles, le village des Baux-de-Provence, sans doute sublime en dehors de la saison touristique, regorge d'envahisseurs en short et il est impossible de s'y garer en plein jour à moins de 5km à la ronde. Par contre, dès la tombée de la nuit, il n'y a plus âme qui vive et la cité médiévale, perchée sur son promontoire rocheux, se transforme en un théâtre d'ombres spectaculaire et mystérieux, à peine troublé par le bruissement du vent.

A la sortie de la ville, la Cathédrale d'Images, aménagée à l'intérieur d'une carrière de pierre par Albert et Anne Plécy, propose depuis 1977 de magnifiques spectacles sons et lumières. Cette année, Van Gogh est à l'honneur et nous profitons de la fraîcheur des galeries pour nous relaxer, danser sur un parterre d'iris projetées au sol et s'émerveiller devant les portraits géants et les paysages indigo d'Auvers-sur-Oise. Un moment de pure magie, même pour les petites qui ne connaissent pas l'oeuvre du peintre.

On ne peut guère passer une semaine à Arles sans faire une incursion en Camargue profonde, celle des chevaux sauvages, des flamands roses et des gardians et leurs taureaux. Sur la petite route qui longe les marais, on joue aux chasseurs d'images mais les animaux se tiennent à distance et il nous faut renoncer aux traditionnels gros plans de chevaux blancs au galop. Quant aux moustiques, omniprésents, ils ont moins de scrupules et n'hésitent pas à venir nous chatouiller la peau.


Tout au bout de la départementale, Salins-de-Giraud vaut le détour avec son atmosphère étonnante de petite ville minière, ses maisons de corons en brique rouge, ses lotissements bien quadrillés et ses salines toutes proches qui s'étirent jusqu'à la mer. Le paysage évoque davantage le Pas-de-Calais que la Provence ; ah tiens, il pleut.

Mais l'attraction arlésienne par excellence, ce sont les courses camarguaises qui ont lieu chaque mercredi dans les arènes de la ville. Un groupe de jeunes volontaires de la région pénètre dans l'arène et, à tour de rôle, tente de saisir la cocarde nichée entre les cornes du taureau. Rapidité, ruse, agilité et souplesse sont les clefs de leur réussite : les taureaux sont hargneux, courent vite et n'hésitent pas à sauter par-dessus la balustrade pour courser leur assaillant lorsqu'ils sont piqués au vif! La mise à prix de la cocarde fait l'objet d'enchères et les annonces sont souvent insolites ou cocasses : 2€ de plus pour l'agence immobilière Mastuvu, 3€ de plus pour Julie qui se marie dans 3 jours, 5€ de plus pour le poissonnier "A la belle truite" de la rue Clémenceau etc.
Un petit air de Roland Garros?


Heureuse coïncidence, mon amie d'enfance Charlotte, son mari Philippe et ses deux enfants Matéo, 6 ans et Lisa, 2 ans sont eux aussi en vacances à quelques kilomètres de là, juste à côté de St Rémy de Provence. Nous les rejoignons pour une après-midi de feria assez décevante, où après une heure d'attente derrière des grilles, nous peinons à apercevoir le taureau serré de près par les gardians à cheval. Mais l'atmosphère est festive, et grands et petits sont heureux de se retrouver sous une tonnelle devant un apéritif.


Bon, le soleil n'a pas toujours été au rendez-vous mais malgré cela, le charme provençal a opéré et nous sommes tous bien décidés à revenir l'année prochaine... mais pour quinze jours cette fois!
samedi 9 août 2008
Balade Cévenole
Après l'Aubrac, nous avons décidé de partir quelques jours à la découverte des Cévennes, dans les environs de Génolhac, un ravissant petit village médiéval. Pour une première approche, nous sommes gâtés : temps magnifique, paysages somptueux, population locale chaleureuse. Nous posons nos valises au gîte "Tourèves", superbe longère en pierre perdue dans la montagne, où nous nous sentons immédiatement chez nous. La patronne, très accueillante, prend les filles sous son aile et leur montre son poulailler et son potager. Quant à sa table d'hôtes, elle vaut le détour! Seule ombre au tableau : Sidonie dévale l'escalier la tête la première dès le premier jour. Je manque de faire un arrêt cardiaque mais ma fille s'en tire avec quelques égratignures, une trouille bleue des escaliers et de grosses difficultés à s'endormir la nuit. Elle finira par partager le lit de sa soeur, rassurée par sa présence.
Dans la région, les activités possibles avec les enfants ne manquent pas. De nombreux torrents sont aménagés pour la baignade et au bord du lac de Villefort, il y a même une plage de sable. Au lieu-dit "Le Mas de la Barque", qui sert de station de ski en hiver, on profite du Belvédère et on trouve le moyen de se perdre sur une piste bleue. Les villages du coin, tous authentiques et dépaysants, se nomment Concoules, Aujac, Bonnevaux et fleurent bon les églises romanes et le Moyen Age.



Eponine se découvre une passion pour l'observation des insectes. Ayant déniché une boîte transparente avec loupe intégrée dans le grenier du gîte, elle attrape mouches, moustiques, fourmis, sauterelles, coccinelles, scarabées et autres gendarmes pour les examiner à son aise dans sa boîte magique. Parfois aussi, elle les libère et les regarde lui grimper dessus, fascinée.
Autres attractions incontournables de la région : la Bambouseraie et le Petit Train des Cévennes. La Bambouseraie est un magnifique parc exotique, constitué d'une immense forêt de bambous de toutes tailles, d'arbres centenaires, d'un jardin aquatique zen et d'un village laotien reconstitué. Bien sûr, on est loin du folklore cévenole mais il règne ici une telle atmosphère de calme et d'harmonie qu'on ne peut qu'être séduit.

Quant au Train à vapeur, qui relie plusieurs fois par jour Anduze, petit ville ultra-touristique, à St Jean-du-Gard, les enfants adorent et, malgré la poussière noire, les parents, nostalgiques, se surprennent à imiter le doux "Tchou Tchouûûû" de la loco. Le soir venu, bien que nous soyons encore loin de la garrigue chère à Pagnol, le dîner à la terrasse du restaurant "Le Triboulet" a un délicieux parfum méridional...


Coucou qui est là?
Le long de la roue à aube de l'"Auberge du Temps", Eponine construit un barrage et Sidonie... jette des cailloux
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