Affichage des articles dont le libellé est Histoire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Histoire. Afficher tous les articles

mercredi 24 septembre 2008

De l'enfer















Qui était vraiment Jack l'Eventreur, comment a-t-il tué et pourquoi?

Toute l'ambition du roman graphique From Hell d'Alan Moore et Eddie Campbell, véritable monument de 500 pages en noir et blanc, est de nous le faire découvrir de l'intérieur.
Géniale fiction tirée de théories hasardeuses, peinture sociale d'une précision de scalpel de l'époque victorienne ou grande fresque féministe, From Hell est probablement tout cela à la fois. Qu'importe, car peu de livres ont réussi, comme celui-là, à nous faire toucher du doigt ce que c'est que le chaos de la violence jouissive et la folie d'un homme qui croit servir les desseins du Diable.

Alors n'hésitez plus et plongez dans l'Enfer d'Alan Moore.

lundi 21 juillet 2008

Week-end au Zoo

Nous avions promis d'y emmener les filles, alléchées par les photos des tigres blancs aux yeux bleus sur les prospectus : nous voilà en route pour le Loir-et-Cher, afin de découvrir le fameux zoo de Beauval à St Aignan, qui a la réputation d'être un des plus beaux de France. Partis le samedi, nous nous arrêtons au château de Blois, assez beau, et assistons à un spectacle d'escrime ancienne dans le plus pur style "Trois mousquetaires".

Après une bonne glace à la terrasse d'un café du vieux centre-ville, nous passons par hasard devant une scène montée sur une petite place. Intriguée, je dévisage les occupants de la scène, munis de micro et de guitares et stupéfaite, je reconnais... Marie Cherrier, qui nous avions vue en concert à La Cigale en Mars dernier! Comme elle donne un concert gratuit plus tard dans la soirée, elle fait une répétition et quelques réglages son et lumière avec ses musiciens, en public et en pleine ville. Ravis de cette aubaine, on reste l'écouter une bonne heure durant, savourant le plaisir de pouvoir admirer de très près la chanteuse et profitant à fond de ce petit concert privé. Eponine et Sidonie, béates, s'assoient sur un banc face à l'estrade et applaudissent à tout rompre.























Mais il est temps de rejoindre notre chambre d'hôtes, où nous attend la propriétaire, une dame charmante qui nous indique le seul restaurant du coin encore ouvert (il est 20h15), commentant, philosophe :
-C'est pas Paris, ici!
Nous dînons, détendus et heureux, au bord d'un canal, regardant passer les péniches dans le soleil couchant..


Après une nuit passablement agitée (nos filles ont bien dormi mais la petite de la chambre attenante s'est réveillé trois ou quatre fois en hurlant...), on se précipite au guichet du zoo pour commencer la visite et en profiter au maximum. Le zoo de Beauval est à la hauteur de sa réputation : immense, très bien entretenu, avec des animaux visiblement en pleine santé, un grand nombre d'espèces, des enclos bien aménagés et sans grillage et de belles animations. En un mot : la rolls des zoos. Le spectacle de rapaces est très impressionnant, avec les oiseaux les plus gros que j'aie jamais vus voler. La savane africaine est sans clôture et on peut pratiquement toucher zèbres et girafes. L'îlot des manchots est très réussi, tout comme les serres tropicales, remplies d'oiseaux exotiques fabuleux en liberté, de koalas, de chimpanzés et d'orangs-outans au regard curieusement humain, d'énormes gorilles rugissants, de poissons multicolores et de lamentins, ces drôles de monstres des mers apathiques et doux.






















Mais le clou du zoo, ce sont ses fauves : pumas, panthères, lions magnifiques et puissants, tigres blancs aux yeux bleus, on ne sait plus lesquels admirer. Leur repas, vers 19h, est un grand moment de violence : à l'approche de la camionnette de nourriture, les fauves tournent en rond dans leur cage, boules de muscles et de nerf, et déchiquettent des poulets entiers dans un bruit d'os brisés.

C'est sur cette image édifiante qu'on reprend la route, épuisés mais heureux.

vendredi 11 juillet 2008

Le ciné, c'est la santé

Les enfants partis, les parents sortent. Petit bilan de notre cure intensive de cinéma :

Valse avec Bachir de Ari Folman
Un film d'animation israélien pour adultes, politique et poétique, dramatique et drôle, qui fait froid dans le dos. Où il est question de chiens qui aboient, de mitraillette dansante, de trou de mémoire, de Sabra et Chatila et de patchouli. Où la guerre ressemble à une gigantesque farce absurde et très coûteuse et les soldats à des adolescents perdus qui n'y comprennent rien.

Une leçon d'histoire, tout simplement magnifique.

Les 7 jours de Roni et Shlomi Elkabetz
Un homme meure. La coutume veut que sa famille se réunisse pendant une semaine dans sa maison pour honorer sa mémoire. Une vingtaine d'adultes, qui pour certains se détestent, cessent toute activité extérieure et se retrouvent ainsi enfermés ensemble pendant 7 jours et 7 nuits.
Inévitablement, le travail de deuil tourne au réglement de compte.
Dont tous sortirons, sinon grandis, du moins apaisés.

My name is Hallam Foe de David McKenzie
De nos jours, en Ecosse, un adolescent, perturbé par la mort de sa mère, se met en tête que c'est la nouvelle femme de son père qui a assassiné celle-ci. Il part pour Glasgow, trouve un travail dans l'hotellerie, espionne son entourage, campe sous les toits et tombe éperdument amoureux d'une jolie employée qui ressemble comme deux gouttes d'eau... à sa mère disparue.
Sur un thème grave, un film original, débordant d'énergie et d'humour, porté par des acteurs formidables, Jamie Bell (l'interprète génial de "Billy Elliott", qui a bien grandi et démontre ici qu'il est un acteur-né) et Ciaran Hinds (l'implacable Jules César dans la série "Rome") en tête.

Une histoire italienne (Sanguepazzo) de Marco Tulio Giordana
1945. Deux acteurs italiens très célèbres, accusés de collusion avec l'état fasciste, sont retrouvés assasinés au lendemain de la libération. Collabos? Profiteurs? Ecervelés? Salauds? Rebelles? Des témoins les ont vus porter l'uniforme fasciste ou donner de la nourriture avariée à de pauvres prisonniers torturés. Mais les choses et les gens ne sont jamais tout à fait comme on le croit. Pourtant, les partisans les interceptent et les exécutent, sans autre forme de procès. Justice a-t-elle été faite? A vous de juger.
Bien que mal construit et trop long, le film, superbement interprété, est une belle réflexion sur l'ambivalence de la nature humaine.

Sex & the city de Michael Patrick King
Du glamour, du peps, de l'humour, New York, des ragots, des restaurants très chics, de l'amour, des répliques savoureuses, un mariage, des retrouvailles, une séparation, de l'émotion, Mr Big et... du sexe, bien sûr. Que demander de plus?

jeudi 6 mars 2008

Ca va saigner

Vous êtes stressé(e)?
Vous avez besoin de vous détendre?
Alors n'allez pas voir :
"There will be Blood" de Paul Thomas Anderson.

Dès les premières minutes, le climat de tension du film vous happe et vous noue l'estomac pendant 2h38. Très vite, Daniel Day-Lewis (alias Daniel Plainview le prospecteur de pétrôle) se révèle aussi barjo et inquiétant que dans ses films précédents et le gentil prédicateur un peu simplet n'est tout compte fait pas gentil du tout. Il y a des accidents graves, des explosions, de la cruauté, de la misère, des morts et tout finit aussi mal que possible.

Oui, mais...
Si vous êtes en forme, prêt(e) pour 2h38 de montagnes russes ;
si vous aimez le cinéma américain qui frappe fort là où ça fait mal ;
si vous acceptez de vous laisser embarquer sans vous débattre ;
alors courez-y!
La mise en scène, extraordinaire, parvient à faire naître le suspense avec juste une corde, un sceau et un bruit de poulie. Les deux acteurs principaux, Day-Lewis et Paul Dano sont littéralement possédés par leur rôle et leur visage vous hantera longtemps.

A vous de voir.