Affichage des articles dont le libellé est Education. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Education. Afficher tous les articles

dimanche 29 mars 2009

A la grèèèèève! (suite)

Quelques clichés éloquents rapportés par mon chercheur de mari à la manif des enseignants-chercheurs du 19 mars dernier.
En résumé : les chercheurs ne sont pas contents et ils le DISENT. FORT. Et ils l'écrivent aussi.

Super Sarko, on t'a reconnu!!

La minorité visible

Qui a dit que les chercheurs n'avaient pas de culture?

samedi 22 novembre 2008

Entre les murs

C'est dans le cadre d'une projection-débat organisée par l'association de parents d'élèves FCPE, dont Régis fait partie, que nous visionnons "Entre les murs", la très médiatisée Palme d'Or au festival de Cannes 2008.
François Bégaudeau, ancien prof reconverti dans la littérature et auteur du livre éponyme dont est tiré le film, joue d'ailleurs le rôle du professeur de français, c'est-à-dire, à peu de chose près, son propre rôle. C'est dire s'il est plus vrai que nature. Quant aux adolescents qui interprètent ses élèves, on les dirait tout droit sortis d'une vraie classe de ZEP, ce qu'ils sont, puisqu'aucun d'entre eux n'est acteur, que tous ont été recrutés directement au Collège Françoise-Dolto (Paris XXè) et dirigés d'une main de maître par le réalisateur Laurent Cantet.

Que dire du film, sinon qu'il nous laisse sonnés, émus, déboussolés, enthousiastes, agacés, épuisés, pleins d'espoir et de révolte mais sans recettes toutes faites, sans véritables réponses?
On y parle de la difficulté de communiquer - entre prof et élèves, entre adultes et adolescents, entre profs et parents, entre parents et enfants, au propre comme au figuré : parce qu'on ne se comprend pas, parce qu'on ne parle pas la même langue (français, verlan, parlé banlieue, arabe, malien, chinois etc.), parce qu'on ne s'écoute pas, parce qu'on ne se connaît pas assez bien.
On y parle de la volonté d'un enseignant de se démarquer de l'institution, de se mettre à la portée de ses élèves, et de son échec relatif, ensuite, à les tirer vers le haut, à les hisser au niveau du programme.
On y parle d'exigence, celle qu'on devrait toujours avoir à l'esprit, et du renoncement à l'exigence, quand on n'y croit plus, quand on est usé et revenu de tout.
On y parle de discipline et de respect, ce que les élèves n'ont peut-être plus, ce qu'il faut réapprendre mais autrement.
On voit les errements, les tâtonnements d'un prof qui, dépassé par l'attitude de ses élèves, se met à parler le même language, à s'emporter comme eux, à déraper comme eux, et à regretter comme eux. On voit les élèves, agités, vivants, insolents, racistes, intelligents et ignorants, jamais battus, toujours sur la brèche.
On y parle de liberté et de dialogue, d'envie et de motivation, de la vie à l'extérieur de l'école qui n'est pas toujours ce qu'elle devrait être. Et d'ailleurs que peut faire l'enseignant lorsque cette vie extérieure, avec ses terribles réalités (violence, décès d'un proche, reconduction à la frontière) déborde et fait irruption "entre les murs" de l'école?

On pense à cette élève, irrespectueuse et drôle, qui s'agite en cours mais qui a lu, de sa propre initiative, "La République" de Platon. Et à ce gamin, pas méchant, à qui il faut répéter à chaque entrée en classe d'enlever son bonnet. A ce jeune Chinois, parlant à peine français mais travailleur, dont la mère va être expulsée hors de France. Et à cette jeune fille, terrifiée, qui avoue à son prof principal à la fin de l'année scolaire qu'elle n'a "rien compris, rien du tout".
On entend le bruit assourdissant d'une classe de 4ème, on voit la fatigue des enseignants, la guerre des nerfs, les discussions ineptes lors des conseils d'école sur l'avenir de la machine à café, les grandes opinions qui s'affrontent et malgré tout, la vie qui continue. Jusqu'à la rentrée prochaine.

On voit cela, et on n'a pas envie d'être prof. Dur métier.

dimanche 30 mars 2008

Adaptation

Après une pré-inscription en septembre dernier, la halte-garderie du quartier a enfin une place à me proposer pour Sidonie, ce qui me permettra d'avoir un peu de temps pour moi.

Etape obligatoire : Sidonie doit faire son adaptation avant de pouvoir être gardée quelques demi-journées par mois. Voilà le déroulement des opérations :
1er jour : ma fille et moi passons 45 minutes sur place, à apprivoiser ensemble les lieux et à tester les innombrables jeux. Sidonie est ravie mais a tendance à crier lorsqu'un autre enfant touche à un jouet qu'elle convoite. Le partage s'annonce difficile.
2ème jour : Sido y reste 15 minutes sans moi. Elle ne proteste pas en me voyant partir. J'apprends à mon retour qu'à la surprise générale, elle a tenu tête à un garçon deux fois plus gros qu'elle, qui essayait de lui piquer la moto sur laquelle elle était perchée.
3ème jour (30 minutes seule) : elle pleure un peu lorsque je m'en vais et et se met en colère quand les puéricultrices l'empêchent de monopoliser certains jouets.
4ème jour (45 minutes seule) : elle fait une grosse colère en me voyant partir puis, au bout de 10 minutes, constatant que c'est sans effet, se met à jouer sagement avec les autres jusqu'à mon retour.
5ème jour (1h seule) : ça commence mal car je suis obligée de la réveiller pour l'emmener à la garderie. Je culpabilise de la laisser en pleurs, mais bon, c'est pour la bonne cause. Lorsque je viens la récupérer, la puéricultrice, très embêtée, m'annonce avec ménagement que Sidonie s'est fait mordre par une autre pensionnaire et qu'elle est en train de se faire soigner. Ma fille s'avance bientôt, tout sourire, avec une belle marque rouge et bleue sur sa joue rebondie.
6ème jour (1h30 seule) : de nouveau, elle se met en colère lorsque je la dépose (souvenir cuisant de son expérience d'hier?) mais joue avec plaisir dès que j'ai le dos tourné.
7ème jour (2h seule) : Elle râle dès notre arrivée sur le parking et ne veut même pas me dire au revoir. Elle semble m'en vouloir de la laisser mais cela ne l'empêche pas de s'amuser avec les autres enfants.
8ème jour (3h seule) : Elle proteste comme hier, pour la forme, mais n'attend même pas que je sois partie pour aller dans l'aire de jeu et faire comme si je n'étais pas là. A mon retour, elle court vers moi les yeux brillants de plaisir et j'apprends qu'elle a fait un concours de cris suraigus avec une autre petite fille. D'après les puéricultrices, il y a eu match nul.
Ce qui prouve qu'elle est bien "adaptée" et a gagné le droit de venir jouer ici une matinée par semaine, pendant que Maman se repose... les oreilles.

dimanche 30 septembre 2007

Spaghetti, kung-fu et anniversaire

Mercredi soir, soirée culturelle devant "La 36ème chambre de Shaolin", "un des tout meilleurs films de kung-fu" d'après Télé Magazine. Régis est ravi que j'accepte de regarder avec lui et esquisse des mouvements d'escrime.

Vendredi midi, déjeuner "vieux briscars" avec mon ancien chef Cyril : j'ai préparé les nouilles et lui est venu avec le dessert. On se remémorre "le bon vieux temps" chez France Telecom (pas si bon que ça, à bien y réfléchir) et je lui avoue ne pas regretter une seule seconde d'avoir posé un congé parental.

Samedi soir, nous fêtons à Bièvres les deux ans de Sean, le filleul de Régis. Il est très drôle et danse comme un vrai champion. Eponine a du mal à admettre qu'elle ne peut pas toujours être la vedette de la soirée et part s'isoler dans une autre pièce, après avoir désespérément tenté d'attirer l'attention.
Elle sanglote : "C'est pas de ma faute si je ne sais pas danser!"
Nous lui expliquons que cela n'a aucune importance, que c'est la fête et que nous sommes juste là pour nous amuser, tout simplement.
Et nous insistons sur le fait qu'elle n'a pas besoin de faire des choses extraordinaires pour nous impressionner et que nous l'aimons comme elle est, avec ses qualités et ses défauts.
Elle semble rassurée - pour le moment.
Ce n'est pas toujours facile d'avoir 5 ans..