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lundi 13 octobre 2008

Sidonie grandit

L'année scolaire a redémarré depuis un mois, avec son cortège de contraintes et de plaisirs, et Sidonie a repris tout naturellement ses petits habitudes, comme une vieille routarde de 2 ans-et-4-mois.

Lundi matin, l'empereur, sa femme et le petit prince...
Le lundi, à défaut de raviolis, c'est ludothèque au Centre Social : elle se jette avec délectation sur les tapis de mousse, roule sur les gros ballons, plonge dans la piscine à balles ou joue à la dînette. Et quand c'est l'heure de l'éveil musical avec Slim, son animateur préféré, elle se déhanche en rythme, tape sur le Jumbé, tourne sur elle-même et lève les bras au ciel en récitant la comptine.
Sa copine Lucine est rentrée à l'école et ne vient plus? Qu'à cela ne tienne, ses nouveaux copains, Jeanne, Laura et Eliott sont là! Et à 2 ans, on n'est guère sentimental.
Le mardi, c'est halte-garderie le matin (et grosse sieste l'après-midi pour se remettre) : finies les chouineries de principe sur le trajet, Sidonie-la-grande est ravie d'aller voir ses "côôôpains". Et aussi de retrouver ses jouets préférés, le garage géant et les fausses briques en carton qu'on fait tomber dans un réjouissant "Badaboum". Et lorsque je vais la reprendre à 11h30, elle me montre fièrement ses dessins : "T'as vûûû, Maman, c'est zôôli!".
Les autres matinées, on trouve à s'occuper : histoires, sorties au square, petites chansons, Mémo Loto etc.
Tous les jours à 16h15, je réveille une Poupoune encore toute gonflée de sommeil et sa première pensée va à sa soeur : "On va chêêêcher Pônine, hein Maman?"
Dès la sortie de l'école, on fonce "au petit parc" et là, tandis qu'Eponine disparaît avec ses copains derrière la haie, Sidonie s'adonne à son passe-temps favori : la balançoire. Gros progrès : elle attend gentiment son tour et ne hurle plus à gorge déployée lorsqu'il faut céder la place (au bout de "seulement" 112 tours, il faut ce qu'il faut).

Au rayon des nouveautés
1) Sidonie a découvert le "clavier des bébés", un clavier avec de gros boutons de couleurs qu'on place sur un clavier d'ordinateur classique, et avec lequel les enfants de 1 à 3 ans peuvent faire de petits jeux, apprendre les couleurs, les formes, écouter de la musique etc. Depuis sa première séance, Sido est accro et réclame à tout bout de champ le "dinateur". Nous voilà bien : on se battait déjà à trois dessus, il va falloir compter sur Sidonie à présent.
2) Avant les vacances, Poupoune demandait des histoires mais voulait tenir le livre elle-même et tournait frénétiquement les pages en partant de la fin. Désormais, elle me tend le livre, s'installe sagement à côté de moi et écoute l'histoire jusqu'au bout, non sans proférer quelques "Oh!", "Ah" et "T'as vûûû?!" de contentement.
3) Sido s'intéresse sérieusement à la télévision et les nouveaux Dieux de son panthéon s'appellent Plume - l'ours polaire, pour ceux qui ne suivent pas ou n'ont pas d'enfants en bas âge, 'Klin (= Franklin la tortue un peu niaise), les Copains de la forêt et Leo le roi de la jungle. Lorsque le générique de fin défile, elle verse sa petite larme, vite consolée par une Eponine soudainement très adulte (c'est louche): "Bin oui, Sidonie, le dessin animé est fini mais faut pas pleurer, on regardera la télé une autre fois!"
4) Ma zoupette semble désormais capable de faire ce qu'il est communément appelé "une grasse matinée". Si si : ce week-end chez des amis, après avoir courageusement lutté contre le sommeil jusqu'à 2h du mat', elle s'est réveillée le lendemain à 11h15.
Record ABSOLU!

samedi 24 mai 2008

Que deviennent les filles?


Sidonie :
- a dansé pour de bon et fait les gestes de la comptine à l'éveil musical
- a appelé pour la première fois sa copine Lucine par son prénom
- nous a tenu éveillé jusqu'à 2h du matin sans raison connue
- confond le kiri avec de la pâte à modeler et s'étale la confiture des barquettes Lu sur les bras (en guise de protection solaire? de crème hydratante?)
- a refusé catégoriquement de me faire un dessin à la peinture pour la Fête des mères à la halte-garderie
- demande à faire "caca pot" (souvent un peu trop tard..) et profère un "Beêêek" tonitruant à la vue du résultat
- a grimpé sur le mur d'escalade avec l'aide du président du club, en posant pieds et mains sur les prises - une future licenciée de l'ESM Escalade!

Eponine :
- a eu sa deuxième image de l'année à l'école
- a compris le principe des unités et des dizaines en mathématiques
- celui de l'obéissance, par contre, lui pose encore quelques soucis
- a pleuré à chaudes larmes lorsqu'elle a su que nous partions en week-end et qu'elle ne pourrait pas aller à l'anniversaire de sa meilleure amie Lucie-Anaïs
- a vaincu sa peur de descendre à l'escalade et a passé avec succès son "passeport blanc"
- a téléphoné 3 fois en 2 semaines à son amoureux Jérémie, rencontré à Djerba
- n'arrête pas de grimper aux arbres et de se suspendre par les bras
- a expliqué à sa soeur, très pédagogue : "Sidonie, il serait temps que tu apprennes à prononcer les R"

jeudi 22 mai 2008

Un peu de culture

Au rayon bandes dessinées :
Le Dessin de Marc-Antoine Mathieu
C'est l'histoire, toute simple, en noir et blanc, d'un jeune homme qui perd son meilleur ami. Sauf que l'ami en question, artiste jusque dans sa mort, lui lègue un curieux dessin, bien décidé à ne pas se faire oublier. Une variation subtile et vertigineuse sur les mystères de l'art, de l'amitié et du souvenir. Et qui donne envie d'examiner la vie à la loupe.

Exit Wounds de Rutu Modan
De nos jours, en Israël. Un homme, fâché avec sa famille, disparaît. Attentat, accident ou simple fuite en avant? Son ex-petite amie, surnommée "La Girafe", et son fils mènent l'enquête et vont d'incertitudes en désillusions. Au bout du chemin, il y aura le désordre amoureux, une drôle d'écharpe à rayures, des retrouvailles manquées et, tout de même, quelques fragments de vérité.

Sur grand écran :
Deux jours à tuer de Jean Becker
Il a tout pour être heureux : la maison, le boulot, la femme, les enfants, les amis. Pourtant, en un week-end, il plaque tout. Classique crise de la quarantaine? Nostalgie du temps qui passe? Dégoût du matérialisme ambiant?
Mais cet homme, c'est Albert Dupontel. Alors forcément, ça ne peut pas être aussi simple.