Affichage des articles dont le libellé est Souvenirs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Souvenirs. Afficher tous les articles
lundi 3 août 2009
dimanche 28 juin 2009
A nos grand-mères
******
La Mort n'est rien
La mort n'est rien,
samedi 7 février 2009
Mamie à la clinique
Souffrant d'une infection du poumon et d'une diminution de sa capacité respiratoire, ma grand-mère est hospitalisée depuis une semaine dans une clinique ultramoderne de St Rémy-les-chevreuse. Elle dispose d'un appareil à oxygène et passe une bonne partie de ses journées à se reposer dans un fauteuil ou dans son lit.
Malgré la neige qui tombe drue, je décide de profiter de mon samedi pour aller lui rendre une petite visite.
A mon arrivée, elle semble surprise et met quelques instants à me reconnaître pour de bon mais très vite, elle engage la conversation et me demande des nouvelles des enfants. Elle sourit de plaisir à la vue des dessins des filles que je lui ai apportés, admire celui d'Eponine et commente joyeusement les gribouillages de Sidonie.
A certains moments, elle manifeste un intérêt quasi obsessionnel pour de petits détails de sa vie à l'hôpital et les minuscules contrariétés du jour la perturbent plus que de raison mais dans l'ensemble, elle a toute sa tête et fait beaucoup d'efforts pour être autonome et stimuler sa mémoire.
Elle me raconte avec animation des épisodes maintes fois évoqués des aventures de Pépé pendant la guerre et lorsqu'un nom d'homme ou de lieu lui échappe, elle hoche la tête :
- Dommage que ton frère Nicolas ne soit pas là, lui, il se souviendrait de tous les détails...
Un vieux monsieur aux épais cheveux blancs et au regard perçant passe la tête dans l'embrasure de la porte et, de sa démarche hésitante, pénètre dans la chambre. C'est un patient qui, aux dires d'une aide-soignante, aime se balader dans les couloirs et aller là où bon lui semble. On lui demande s'il sait où est sa chambre. Il pointe un doigt décharné vers le lit de Mamie en murmurant :
- Là!
Il se dirige ensuite vers la porte-fenêtre, qui donne sur un petit square et entreprend d'ouvrir les deux battants. On l'en dissuade :
- Vous ne pouvez pas aller dehors, Monsieur : il neige, et vous êtes en chaussons!
Il se ravise et silencieux, va s'asseoir sur un fauteuil en face de ma grand-mère. Il semble apaisé d'être là.
Malgré la neige qui tombe drue, je décide de profiter de mon samedi pour aller lui rendre une petite visite.
A mon arrivée, elle semble surprise et met quelques instants à me reconnaître pour de bon mais très vite, elle engage la conversation et me demande des nouvelles des enfants. Elle sourit de plaisir à la vue des dessins des filles que je lui ai apportés, admire celui d'Eponine et commente joyeusement les gribouillages de Sidonie.
A certains moments, elle manifeste un intérêt quasi obsessionnel pour de petits détails de sa vie à l'hôpital et les minuscules contrariétés du jour la perturbent plus que de raison mais dans l'ensemble, elle a toute sa tête et fait beaucoup d'efforts pour être autonome et stimuler sa mémoire.
Elle me raconte avec animation des épisodes maintes fois évoqués des aventures de Pépé pendant la guerre et lorsqu'un nom d'homme ou de lieu lui échappe, elle hoche la tête :
- Dommage que ton frère Nicolas ne soit pas là, lui, il se souviendrait de tous les détails...
Un vieux monsieur aux épais cheveux blancs et au regard perçant passe la tête dans l'embrasure de la porte et, de sa démarche hésitante, pénètre dans la chambre. C'est un patient qui, aux dires d'une aide-soignante, aime se balader dans les couloirs et aller là où bon lui semble. On lui demande s'il sait où est sa chambre. Il pointe un doigt décharné vers le lit de Mamie en murmurant :
- Là!
Il se dirige ensuite vers la porte-fenêtre, qui donne sur un petit square et entreprend d'ouvrir les deux battants. On l'en dissuade :
- Vous ne pouvez pas aller dehors, Monsieur : il neige, et vous êtes en chaussons!
Il se ravise et silencieux, va s'asseoir sur un fauteuil en face de ma grand-mère. Il semble apaisé d'être là.
dimanche 18 janvier 2009
Conversations avec ma mère
Jaime, la cinquantaine, est un cadre dynamique qui a toutes les apparences de la réussite sociale et du bonheur conjugal. Sa mère, octogénaire, vit en toute indépendance dans l'appartement prêté par son fils. Tous deux évoluent dans deux mondes parallèles et ont pris l'habitude de se dire des banalités, sans vraiment se parler ni s'écouter. La crise personnelle et financière que traverse le fils va changer la donne et rendre à leur relation mère-fils toute sa saveur, son humour, sa tendresse. En six conversations entrecoupées d'écrans noirs, à mesure que la carapace du fils se fissure, ils réapprennent à se connaître, à communiquer et explorent ensemble un passé qui, parfois, nous aide à éclairer le présent. Jusqu'à une magnifique séquence finale où Jaime enfant s'amuse à sauter dans les flaques d'eau qui parsèment la scène.
Il y a quelque chose de l'Amérique Latine dans cette histoire où plânent les fantômes d'Isabel Allende et de sa Maison aux esprits, mais aussi, grâce au jeu subtil et complice des comédiens Isabelle Sadoyan et Didier Bezace, quelque chose de profondément français.
D'ailleurs, les réactions enthousiastes de la salle en témoignent : combien de spectateurs ont visiblement retrouvé leur propre mère dans ces "Conversations.."!
D'ailleurs, les réactions enthousiastes de la salle en témoignent : combien de spectateurs ont visiblement retrouvé leur propre mère dans ces "Conversations.."!
lundi 7 juillet 2008
Eponine part en colonie
Pour la première fois de sa jeune vie, Eponine part cinq jours en colonie de vacances, loin de papa et maman. Enfin loin, façon de parler : près de Fontainebleau, sur la base de loisirs de Buthiers, à une heure de Paris. Au programme : camping, tir à l'arc, accrobranche et piscine.
Lorsque je lui avais parlé de cette mini-colo quelques semaines auparavant, elle avait d'emblée été partante. Puis je lui avais expliqué qu'une colonie, c'était des vacances avec pleins d'autres enfants, encadrés par des moniteurs très sympas, mais sans les parents. Elle avait eu l'air troublé :
- Mais... vous allez me manquer...?
Je lui avais laissé la fin de la journée pour réfléchir, lui assurant qu'elle n'était pas obligée d'y aller, que c'était elle qui décidait. Elle était revenue vers moi dans la soirée, l'air décidé, les yeux brillants :
- J'veux y aller quand même!
Quinze jours plus tard, elle était inscrite et déjà impatiente de partir.
C'est le jour du départ. La fatigue du mariage de Tata Maële n'est pas encore tout à fait évacuée mais le plaisir et l'excitation à l'orée de cette nouvelle aventure sont les plus forts : Eponine nous gratifie d'un sourire et, ayant retrouvé un petit copain de classe, monte joyeusement dans le car.
Je ne peux m'empêcher d'avoir les yeux humides et de repenser avec nostalgie à ce matin de Juillet, il n'y a pas si longtemps, où c'était moi qui, sans un regret, pleine d'espoir mais avec un peu d'appréhension, faisait au revoir de la main à mes parents à travers la vitre.
vendredi 30 mai 2008
Voyage dans le temps
Aujourd'hui, je me décide à remettre à jour le pêle-mêle du salon. C'est l'occasion de remiser quelques cartes de voeux datant de... hum... 2005, pour les remplacer par les dernières nouvelles postales des amis et de la famille. Probablement sous l'effet d'un subtil glissement de génération, je remarque avec inquiétude qu'en 2007-2008, les invitations à des mariages se font plus rares, tandis que les faire-parts de naissance, comme les feuilles mortes, se ramassent à la pelle.
Merci donc Maële et Régis, aventuriers de la première heure, d'essayer à vous seuls d'inverser la tendance.
Merci donc Maële et Régis, aventuriers de la première heure, d'essayer à vous seuls d'inverser la tendance.
dimanche 21 octobre 2007
Les scones, Proust et moi
Il est déjà 17h ce dimanche lorsque nous nous décidons à aller faire une balade à vélo sur les hauteurs d'Igny. Eponine est aux pédales et Sidonie sur le porte-bébé. Le soleil commence déjà à décliner mais la lumière est magnifique et la vue dégagée sur la campagne. Au bout d'une heure, le froid se fait sentir et j'ai les oreilles gelées.
Je dis à Régis que cela me rappelle l'Angleterre et que je mangerai bien des scones dans une Tea room. Aussitôt arrivé à la maison, Régis s'arme du livre de recette de Gary Rhodes et fait... des scones! Mon homme est formidable...
Et nous voilà installés pour déguster sa production, avec du mascarpone en guise de "clotted cream" et de la confiture de framboise. Hum... C'est notre madeleine de Proust à nous.
Je dis à Régis que cela me rappelle l'Angleterre et que je mangerai bien des scones dans une Tea room. Aussitôt arrivé à la maison, Régis s'arme du livre de recette de Gary Rhodes et fait... des scones! Mon homme est formidable...
Et nous voilà installés pour déguster sa production, avec du mascarpone en guise de "clotted cream" et de la confiture de framboise. Hum... C'est notre madeleine de Proust à nous.
Libellés :
Angleterre,
Nostalgie,
Souvenirs,
Vélo,
Week-end
Inscription à :
Articles (Atom)




