Les voilà donc, toutes les deux, en pleine convalescence sur le balcon.
J'ai nommé : Colette et Mamie G., qui fêtent toutes deux leur anniversaire. Et comme il ne faut pas perdre les bonnes habitudes, c'est l'occasion d'un excellent repas bien arrosé.
La seule qui n'est pas à la fête, c'est Sidonie, victime d'une diarrhée qui rappelle les chutes du Niagara les jours de grande crue. Après avoir épuisé un petit stock de vêtements de rechange, elle finit tout de même par s'endormir dans sa poussette, tandis que nous faisons une balade sur les bords de Marne avec tous les enfants. Juju et Eponine jouent au foot, Matéo fait du roller et Lilie... insiste pour être dans les bras.







Eponine :
Sidonie :
- dans sa bouche, des bribes de phrases commencent à faire leur apparition : "c'est froid", "veux pas", "celle-là", "fait bobo", "j’ai faim". Naturellement, il faut des oreilles bien entraînées pour la comprendre mais c’est un début.
- elle me fait, pour rire, des bisous sur la bouche puis éclate de rire.
- elle se baigne dans les flaques d'eau : sautant dedans, comme à son habitude, à pieds joints, elle a glissé et est tombée, fesses les premières, dans une petite mare de boue. J’ai récupéré une Sidonie toute penaude, trempée et boueuse des pieds à la taille, ressemblant à un oisillon mazouté, qui s’est mise à pleurer à chaudes larmes quand j’ai refusé de la prendre dans mes bras (par quel bout la prendre ?).
On voyage non pour se fuir, chose impossible, mais pour se trouver.
(Jean Grenier)
Le Bonheur individuel se doit de produire des retombées collectives, faute de quoi la société n'est qu'un rêve de prédateur.
(Daniel Pennac)
Je crois qu'il faut presque toujours un coup de folie pour bâtir un destin
(Marguerite Yourcenar)